
Croyons-nous que ce que nous captons est à la magnitude de ce qui nous traverse ? Si tu viens, juste un temps, faire taire en toi la turbulence, ce brouhaha tumultueux meublant ton existence du moment, pour prêter attention, une attention vivante et vigilante à ne rien désirer, à ne rien diriger, ne plus rien avaler, ni même digérer... à cesser toute emprise et toute volonté sur la vie qui coule en toi, s'ébroue et te façonne, nulle influence, nulle pression, nulle répression sur quoi que ce soit, nulle autre action ou intention que d'être et goûter ce qui est. Le temps qu'il te faut, observe jusqu'à réaliser peut-être que ce qui est à présent, en toi et pour toi, le fut et l'est en quelque sorte sans toi, à ton insu et que désormais, ce qu'il en sera t'appartient. Arrivé là, approche-toi au plus près de cet amour qui vibre dans ton cœur, dans ta poitrine, où que ce soit de tout ton être. Peux-tu prendre la mesure de cette intensité, et de cette étendue dont les frontières dépassent et dilatent toutes tes dimensions ? Peux-tu sentir et reconnaître ta nature, l'identité profonde de ton âme ? Tu es la scène, le cadre, l'unique espace, l'instance où se joue ce que tu sens, le réceptacle de ce qui passe en toi, le canal et le lieu de ce passage, ce maillon essentiel et singulier qui reçoit et qui porte le flux de la vie. En ayant bien conscience de la densité de tes filtres, du poids de ton inertie, de ton pouvoir d'occultation, d'enfouissement et d'oubli, imagine alors, ressentant le signal d'Amour tel que tu le perçois, l'Infinie Magnitude de Ce qui te traverse. --- Texte déposé : ©Renaud Soubise Musique : ©Baron Eraser - Apophis 2029 Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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