
L'Unicité singulière d'Être Humains, artistes et poètes, voyageurs funambules des fils d'éternité aux crêtes infinies des myriades d'horizons, quels paysages se dessinent de vos graines semées aux vents ? Être est avant, avant Savoir, avant Vouloir et Pouvoir, avant Naître, tout avant et après tout. Savoir, Vouloir, Pouvoir n'ont de sens en dehors d'Être, aucune essence. C'est Être seulement qui sait, veut et peut, Être qui s'ouvre, émet et reçoit. Être suffit et demeure, le premier à l'origine et le dernier au bout que l'expérience révèle. Quels diamants enfouis surgissent et resplendissent de l'assaut des tempêtes d'espérance, d'illusions, de vérité et de néant ? Être est. Être est nous, nous tous, nous tout. Nous ne savons pas qui nous sommes, Être que nous sommes. Nous croyons être ce que nous savons, là où nous sommes ce que nous ne savons pas. Le nous que nous croyons être n'est que la visée portée d'un je qui s'y voit au centre, ignorant qu'il n'y a pas de centre, que le centre est tout, que la vision centrée réduit et sépare de ce qui est infiniment ouvert et grand. Je, vibre de la magnificence d'Être puis projette en ce qui n'est pas. La toute grandeur de Je est la vibration d'Être, rien de ce prétendu « il » ou « elle » personnifié. Être nourrit tout et partout, loin de ce Je centré, agrément oublié d'une approche solitaire qui n'approche rien, ni de soi, ni de toi, ni d'eux, la flamme qui s'éteint où l'énergie s'épuise car passe l'abondance d'où s'éloigne le vrai. Si ici vibre en Je la juste résonnance, laquelle vient là, à toi, présent au diapason, et jusque eux là-bas, tous mus à l'unisson... l'unicité singulière en l'unité des singuliers ne choisit pas le pluriel qu'elle est. Telle est la liberté du bon ordre du Je dans le Nous et du Nous en Étre. Nous, toutes et tous, sommes les zooms avants, arrières, les particules de l'infiniment grand, les étoiles de la galaxie, les rubans des nuées de tous les macrocosmes, les gouttes de l'océan, les grains de sable de la plage, là même où elle s'avère être un désert. Nous sommes l'Amour qui jaillit dans les cœurs, bien au-delà des poitrines et des corps, la petite ou la grande lueur qui brille dans tous les yeux. Derrière les voiles de l'illusion, nous sommes l'espérance réalisée d'être qui nous sommes. --- Texte déposé ©Renaud Soubise Musique : ©Niccolo Paganini - La campanella Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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