
Le Brexit, c’était il y a déjà 10 ans Le 23 juin 2016, les citoyens britanniques ont choisi de faire sortir leur pays de l’Union européenne. Quelles sont les conséquences pour les expatriés français ? Déjà, économiquement Le Brexit a considérablement freiné l'économie britannique, même si les partisans du divorce rappellent que les crises mondiales (Covid-19, guerres) ont aussi brouillé les pistes. Voici les 4 chiffres clés à retenir : Une croissance en panne : le PIB par habitant est 6 % à 8 % plus bas que si le Royaume-Uni était resté dans l'UE. Des investissements en chute libre : à cause de l'incertitude politique, les investissements des entreprises ont chuté de 12 % à 18 %. Un commerce extérieur plombé : privé du marché unique et de l’union douanière, le pays a vu ses exportations de marchandises chuter de 15 % depuis 2019. Une vie quotidienne plus chère : le retour des contrôles aux frontières et des taxes a provoqué une hausse des prix, particulièrement visible sur l’alimentation. Et pour les déplacements alors ? Là aussi, c’est devenu plus compliqué, freinant parfois l’expatriation. La libre circulation a cessé et le pays a mis en place un système d’immigration à points, avec visas obligatoires. Juste après le Brexit, le départ des Européens a créé un manque de 460 000 travailleurs, notamment dans les emplois non qualifiés. Mais certains en ont plus profité que d’autres Le système de visa à points a fait exploser l’immigration venant de pays hors UE, notamment de l’Inde et du Nigeria. Après un pic d’immigration, les vannes ont été resserrées. En 2025, le solde migratoire est retombé à son plus bas niveau depuis 2012. Des conséquences concrètes pour les expatriés : Une Allemande, en fin de formation d’enseignante et installée dans le pays au moment du Brexit, a expliqué que cette décision politique avait fait basculer toute sa vie d’expatriée. Faute de garanties sur ses diplômes, cette enseignante a dû abandonner son métier pour se réfugier dans un doctorat, la seule solution pour rester au Royaume-Uni. Mais le vrai sacrifice est ailleurs : pour sécuriser son avenir, elle a dû devenir britannique et abandonner son passeport allemand. Un choix déchirant, une perte d’identité durable, pour une procédure aujourd’hui totalement close. L'info de la mobilité internationale préparé et présenté par la rédaction de Français dans le monde, le média de la mobilité internationale www.fdlm.fr Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
