
La Thaïlande, le célèbre "pays du sourire" fait désormais la grimace aux expatriés français. La cause ? Une réforme fiscale qui bouleverse leur quotidien. Jusqu'à récemment, la règle était simple : un Français installé en Thaïlande pouvait échapper aux impôts locaux sur ses revenus étrangers, en jouant simplement sur les dates de ses transferts bancaires. Mais depuis le 1er janvier 2024, cette tolérance, c'est terminé. L’impôt est progressif : il commence à 0 % et grimpe par paliers jusqu’à 35 % pour les plus hauts revenus, dès 130 000 euros par an. Et ceux qui en pâtissent le plus, ce sont les retraités. C'est un véritable piège administratif qui se referme sur eux. Pour conserver leur visa de séjour, la loi thaïlandaise les oblige à virer une somme fixe chaque mois sur un compte local. Résultat : en rapatriant cet argent pour être en règle avec l'immigration, ils tombent mécaniquement dans le viseur des impôts. La seule alternative légale est le visa pour retraités aisés. Il permet d'éviter cet impôt, mais reste hors de portée de la classe moyenne car il impose 80 000 dollars de revenus annuels et une assurance santé très chère. Face à la panique, la diplomatie française a tenté d'éteindre l'incendie début 2026. L’ambassade rappelle qu'une vieille convention de 1974 interdit la double imposition des retraites. Sur le papier, c'est très clair. Mais sur le terrain, l'administration thaïlandaise fait la sourde oreille. Elle exige souvent de faire payer l'impôt d'abord, obligeant les Français à se lancer dans des démarches de remboursement interminables. Entre la barrière de la langue et cette insécurité juridique, le quotidien devient très difficile pour les 40 000 Français installés dans le pays. Certains font appel à des associations d'entraide locales, quand d'autres envisagent, tout simplement, de refaire leurs valises. L'info de la mobilité internationale préparé et présenté par la rédaction de Français dans le monde, le média de la mobilité internationale www.fdlm.fr Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
