
L'Invité de la Matinale
Oui, les chrétiens doivent s’emparer de l’IA pour tracer une autre voie, au service de la personne
·15 min
Étienne de ROCQUIGNY, mathématicien, entrepreneur, ancien vice-doyen de l’École Centrale Paris. Auteur de De Babel à Jérusalem, servir l’espérance dans un monde d’IA (Salvator) L’IA est-elle comparable à la montée des eaux ? On n’y peut rien, ça change tout et ça oblige à déménager. Pas vraiment. Car, en réalité, on peut, on doit agir. Qu’elle fasse peur ou fantasmer, l’intelligence artificielle arrive à un stade qui nous oblige à nous saisir de cet outil que l’homme est en passe de ne plus maîtriser, à savoir que les champions de l’IA disent avoir approcher le « crunch time », le moment décisif, l’heure de vérité, celui de l’auto-amélioration récursive, au-delà duquel un modèle conçoit seul son successeur, hors de tout contrôle humain. L’Église promeut la personne, le discernement et la subsidiarité. Avec Rerum NovAIrum, le mathématicien Étienne de Rocquigny invite tout un chacun, dans son milieu de vie, son entreprise, à constituer des groupes d’action pour décider quel usage sera fait des algorithmes. On attend du pape Léon XIV que face à la tentation du contrôle social chinois et du pouvoir totalitaire de la technologie, les hommes se lèvent pour faire de l’Europe un espace de liberté et non de censure et de surveillance. L’IA, bien utilisée, peut être une source de progrès inouïe pour des populations pauvres et éloignées de l’accès à l’information. Mais, mal utilisée, elle peut faire régresser le cerveau, nos aptitudes, et nous enfermer dans un face-à-face mortifère avec l’écran auquel on aura abdiqué tout à la fois notre liberté, notre créativité et notre responsabilité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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