
Une chaine humaine pour représenter le lien social.... Environ 300 personnes se sont réunies quai Augagneur, près de la préfecture, pour dénoncer les coupes budgétaires qui affectent les associations. La manifestation lyonnaise répondait à l'appel national du Mouvement Associatif #canetientplus. Les explications d'Olivier Meyer, délégué général de la Fédération des Centres Sociaux du Rhône et de la Métropole de Lyon. "Il y a une augmentation globalement de la misère, des tensions dans notre société. Et nous, les associations qui répondons à ces problématiques-là, créons de la cohésion sociale.... On est mis en grande difficulté depuis plusieurs années par les baisses des budgets. Et par la politique actuelle, à la fois austéritaire, mais aussi de non reconnaissance du fait associatif. Voilà, donc ça ne tient plus" Des restrictions bugétaires qui touchent tous les niveaux institutionnels... "L'État s'est désengagé globalement ces 20 dernières années. Et aujourd'hui les collectivités étant elles-mêmes exsangues, elles ont des choix à faire. Et du coup, ça se traduit, malgré la bonne volonté des élus locaux, qui, en général, tiennent à leurs associations, par des baisses de financement. Et la mise en concurrence de nos associations face à ces financements.. Des problèmes de trésorerie sont apparus au sein de nombreuses structures. Ils ont conduit d'ailleurs à la fermeture de certaines associations.C'est le cas par exemple de Vitacolo qui a du stopper son activité en 2024. Nous avons rencontré Stan Jarry, le dernier président qui a du prendre la douloureuse décision de fermer. "Vita Colo, c'est une association d'éducation populaire qui a organisé des séjours de vacances et des formations BAFA sur la région. Des séjours de vacances dans toute la France... En 2024, le gouvernement Barnier a signé un décret avant de disparaître. Ce décret imposait l'augmentation des contrats d'engagement éducatif, à savoir les contrats des animateurs de colo. Le salaire minimum a été multiplié par deux. Alors c'est une décision qui est très positive pour les personnels concernés. En revanche c'était ignorer la réalité des organisations qui ne pouvaient pas subvenir puisque on n'avait pas les fonds nécessaires pour pouvoir répondre à ça. On a été contraints de fermer..." D'autres associations avec une trésorerie plus solide ou avec une envergure nationale, ont pu résister jusqu-là. Mais certaines ont du stopper certaines activités, voire même engager des plans sociaux. C'est le cas de l'AFEV Depuis 30 ans, l’AFEV crée du lien entre campus et quartiers en développant des programmes de solidarité. Et là aussi, ça ne tient plus Comme nous l'a expliqué Thomas Rigaud, délégué métropolitain de l'AFEV Grand Lyon. "L'AFEV avait développé un dispositif appelé "Apprenti solidaire". Avec un fort soutien directement de la part du ministère dans le cadre du plan développement des compétences. Et du jour au lendemain, ce dispositif s'est arrêté. Alors qu'on était en train de signer des conventions pour des engagements pluriannuels. Et donc en avril 2024, l'AFEV a dû engager un plan social. Les 60 personnes qui s'étaient engagées sur ce programme d'accueil., ont été concernés par le plan social. Certains ont été réqualifiés mais en tout cas, c'est 60 ETP qui ont été supprimés et autant de jeunes. 60 par 10, donc 600 jeunes qui n'ont plus bénéficié de ces actions. Localement sur la métropole lyonnaise on a été concerné par le départ de cinq personnes. Nous avons réussi par des partenariats locaux forts à limiter la casse". Pour rappel, les structures associatives à but non lucratif emploient 1,8 million d’actifs en France, aux côtés de 20 millions de bénévoles, dans des secteurs aussi divers que l'aide aux plus démunis, le médico-social, ou le sport... 67 millions de Françaises et de Français sont concernés par leurs actions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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LYON DEMAIN Gérald BOUCHON