Journée du 8 mars : "les droits des femmes restent menacés"
LYON DEMAIN Gérald BOUCHON

Journée du 8 mars : "les droits des femmes restent menacés"

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Très forte affluence pour le défilé pour les Droits des femmes ce dimanche à Lyon. 10 000 personnes ont marché entre la place Jean-Macé et la place Bellecour. 14 000 selon le collectif à l'origine du défilé Le Collectif Droits des Femmes 69 appelait notamment à une « grève du travail domestique » et à dénoncer le patriarcat . En toile de fonds de cette mobilisation : la montée de l'extrême-droite . Le cortège a scandé le slogan anti-fasciste, « Siamo tutti antifascisti » .Nous avons rencontré Charlène , porte-parole de Nous Toutes Rhône . "Les droits des femmes avancent mais ils n'ont jamais été aussi fragiles. On voit ce qu'il se passe aux Etats-Unis. Ça recule. Même dans certains pays d'Europe, ça recule. Donc c'est super fragile. Il y a de plus en plus de violences sexuelles ...Donc en fait, il faut rester mobilisé à fond. Et les journées comme ça, en plus avec un soleil pareil, c'est des bons moments de sororité et d' adelphité pour se retrouver et pour avoir des bons moments dans la joie et la bonne humeur'. Ecoutez le podcast Des discours de soutien aux femmes kurdes , aux femmes palestiniennes et aux femmes iraniennes ont été prononcés au départ du cortège. La lutte contre l’extrême droite a aussi occupé une place centrale dans les prises de parole, les slogans, sur les pancartes... Une marche qui arrive 3 semaines après la mort de Quentin Deranque... Ce militant d'extrême-droite chargé au départ de sécuriser une manifestation du collectif Nemesys , collectif féministe d' ultra-droite dont la députée socialiste Sandrine Runel a demandé la dissolution. Pas de militante Nemesys en vue ce dimanche. Mais les participants au défilé du 8 mars estiment que des droits restent à conquérir, voire à défendre Nous avons croisé Carole, Tonin ou encore Charlotte , toutes et tous mobilisés pour ce 8 mars. "On est dans un contexte où il y a une offensive à la fois de l' extrême droite , des masculinistes , qui défendent l'idée que le féminisme ce ne serait pas vouloir l'égalité, mais vouloir que les femmes soient au-dessus des hommes, et c'est pas du tout ça. On revendique l'égalité qui n'est toujours pas obtenue, même si dans le droit elle est là, mais dans les faits pas encore. L' égalité salariale en France, on n'y est pas encore... " À une semaine du premier tour, les candidats de l’ union de la gauche et des Écologistes aux Municipales et Métropolitaines , emmenés par Grégory Doucet et Bruno Bernard , ont voulu marquer la dernière ligne droite de la campagne par un événement politique mais aussi familial. Pas un meeting classique mais un mini-festival organisé samedi, sur les berges du Rhône.... Avec de nombreux t-shirts violets, symbole international de la lutte pour les droits des femmes et l'égalité des genres, le thème de cette rencontre était en lien avec la journée du 8 mars . Nous y avons rencontré Marie-Charlotte Garin , députée du Rhône, à l'origine des dernières avancées pour les droits des femmes : l' inscription de l'IVG dans la Constitution et la loi sur le consentement . "Aujourd'hui dans ce pays, les femmes gagnent toujours moins que les hommes, elles ont toujours moins accès aux responsabilités. On a encore des femmes qui tombent plus malades que les hommes. Qui sont plus dans l'isolement, qui s'occupent plus de la charge du foyer. Et nous, la gauche et les écologistes , on se bat pour l'égalité réelle. Le mot femme est quasiment absent du programme de Jean-Michel Aulas . Les femmes sont liées à la vulnérabilité. Il y a des femmes qui sont invisibilisées aussi dans sa campagne. Quand on observe son programme, il n'y a rien de sérieux. On voit que c'est quelqu'un qui n'a pas travaillé. Alors, bien sûr, ça fait progressiste de vouloir glisser deux fois le mot femme dans un programme. Ça ne fait pas une politique publique..." Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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