
Et si, au lieu d’accumuler des outils qui prennent la poussière, nous les partagions ? C’est le pari de Yann Lemoine, fondateur de la start-up lyonnaise « Les Biens en Commun ». Grâce à un réseau de casiers connectés, il propose de louer les équipements du quotidien directement dans son quartier. Immersion dans une solution qui veut transformer nos modes de consommation... Besoin d'un appareil à raclette pour une soirée entre amis ? Besoin d'une shampouineuse pour nettoyer un canapé souillé ? Vous recherchez un vidéoprojecteur pour une soirée associative ? ou une perçeuse pour bricoler votre intérieur ? L'achat d'un tel équipement n'est pas forcément indispensable. On peut tenter de l'emprunter à un voisin (l'occasion de créer du lien). Mais on peut aussi tenter sa chance sur "Biens en commun". Cette application permet de louer les outils du quotidien en un clic et dans son quartier. Grâce à des box connectés placés chez des commerçants... C’est un constat frappant qui a servi de déclic à Yann Lemoine : une perceuse ne servirait, en moyenne, que dix minutes dans toute sa vie.. Un achat coûteux pour un usage dérisoire, qui finit trop souvent par encombrer nos placards. Face à cette aberration économique et environnementale, « Les Biens en Commun » propose une alternative : la location d’équipements en libre-service. Ecoutez le podcast Le « Velov’ » de l’équipement ménager Le concept est calqué sur le modèle des vélos en libre-service (Velov’ à Lyon ou Velib’ à Paris). Le principe est simple : via une application ou un site internet, l’utilisateur réserve l’objet dont il a besoin (shampouineuse, appareil à raclette, nettoyeur vapeur, vidéoprojecteur) et va le récupérer en toute autonomie dans un casier connecté situé dans un commerce de proximité.. Une trentaine de ces « box » sont déjà déployés sur la Métropole de Lyon, ainsi qu’à Paris, Strasbourg, Grenoble et Saint-Étienne . L’objectif est clair : permettre à chaque habitant d’avoir accès à une borne à moins de 10 ou 15 minutes à pied de chez lui. Une démarche écologique et pragmatique Au-delà de l'aspect pratique, la démarche est profondément durable. « La mutualisation fait sens parce qu'elle permet à chacun d'avoir accès à plus et à mieux, tout en réduisant l'impact sur la planète », explique Yann Lemoine. En passant de 100 perceuses individuelles à seulement 5 partagées pour un quartier, on divise drastiquement la consommation de ressources naturelles. De plus, la start-up investit dans du matériel de haute qualité, robuste et réparable, luttant ainsi contre l'obsolescence programmée et la production de déchets. Comment ça marche ? La simplicité d’utilisation est au cœur de l’expérience utilisateur pour encourager le changement d’habitude. Concernant la réservation, l'utilisateur choisir l’objet et de la durée (de quelques heures à plusieurs jours) sur l’application. Le paiement s ’effectue en ligne. Une empreinte de carte bancaire est conservée en guise de caution. Un code est envoyé par mail et sur l’appli pour déverrouiller le casier. L’équipement, accompagné de ses accessoires dans un « tote-bag » dédié, est replacé dans le casier à la fin de la location. Les Biens en Commun vise une croissance accélérée Le succès est au rendez-vous avec déjà plus de 15 000 locations au compteur et un taux de satisfaction élevé. Pour soutenir ses ambitions nationales et internationales, la start-up vient de boucler une deuxième levée de fonds de 1,1 million d’euros.. Elle bénéficie également de l’expertise de Jean Moreau, cofondateur de Phenix, qui a rejoint l’advisory board pour accompagner le développement. Dans un contexte de pouvoir d'achat tendu, « Les Biens en Commun » s’impose comme une solution de bon sens : une écologie pratique, pragmatique et, surtout, accessible au coin de la rue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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