
Avec le retour du printemps, Arthropologia propose le Diagnostic Pollinis'Actions. Cette association naturaliste de l'Ouest lyonnais, qui fêtera ses 25 ans en juin, met à disposition de toutes et tous, un outil simple pour transformer son jardin en véritable refuge pour la biodiversité. Dans l’émission « Café Climat » l’objectif était de mettre la lumière sur ces insectes vitaux pour les protéger. Pourquoi les pollinisateurs ? Abeilles, papillons, bourdons, coléoptères … En France métropolitaine, on recense plus de 20 000 espèces d'insectes floricoles participant au travail de pollinisation . Sans eux, pas de fruits au potager, pas de renouveau dans nos haies. Mais derrière ces adultes qui butinent se cache une réalité moins connue, leurs larves ont des besoins radicalement différents. Bois mort, bulbes, terre ou encore eau ... Des besoins qu'il faut également satisfaire pour que le cycle soit complet. Sans larves qui grandissent, pas d'adultes pour polliniser. Pourtant, leurs populations s'effondrent, victimes d'une gestion trop intensive de nos espaces. Lire son jardin autrement Le Diagnostic Pollinis'Actions est une grille de lecture simplifiée qui permet d' évaluer son jardin : présence de points d'eau , de murets , de bois mort , d'espaces de nidification … « C'est souvent difficile et peu accessible de savoir ce qu'il en est en termes d' oiseaux , d 'insectes , de fleurs », explique Hugues Mouret . Le guide est téléchargeable gratuitement en ligne et disponible sous forme de web-application, permettant de suivre l' évolution de son jardin année après année. Une mini-série pédagogique tournée avec les acteurs de Kaamelott, Perceval ( Franck Pitiot ) et Merlin ( Jacques Chambon ), accompagne le dispositif pour le rendre accessible à tous. Moins faire, mieux accueillir Bonne nouvelle : agir pour les pollinisateurs , c'est souvent agir moins . « On a tendance à trop tondre , à trop tailler , et à jamais laisser les choses s'exprimer », pointe Hugues Mouret . À tout tondre, il n'y a plus de fleurs , donc plus d' abeilles ni de papillons . Et donc moins de fruits au potager . La solution est à portée de main : laisser des petites zones enherbées , permettre aux graines en dormance dans le sol de s'exprimer et de se remplir de matière organique . Quatre besoins essentiels L'association identifie quatre besoins fondamentaux pour les pollinisateurs . Se nourrir , d'abord, grâce à une végétation variée et abondante. S'abriter et se reproduire , ensuite, via des tas de bois, des haies végétales ou des herbes hautes laissées en place l'hiver. Ne pas être menacés , également : mieux vaut éviter les plants produits avec des pesticides de synthèse, dont l'usage est pourtant interdit dans les jardins privés depuis la loi Labbé. La pollution lumineuse est aussi pointée du doigt : les deux tiers des insectes sont nocturnes, et un lampadaire allumé toute la nuit peut conduire certains d'entre eux à tourner jusqu'à l'épuisement. Enfin, être mieux connus : parler de leur importance à son entourage pour que chaque coin de végétation, jardins, balcons et espaces verts publics, devienne plus accueillant. Un levier immense Les jardins privés représentent près d' un million d'hectares en France , soit presque quatre fois la surface des réserves naturelles françaises . En rendant un quart de son jardin à la nature, on pourrait doubler ces surfaces. Le Diagnostic Pollinis'Actions existe aussi en version professionnelle pour les gestionnaires d'espaces verts , et en version éducative pour les enseignants . Une déclinaison à destination des collégiens et élèves de primaire est actuellement en cours de développement. Le message d' Arthropologia est clair : les pollinisateurs ont besoin de nous. Et il suffit parfois de ne plus tout nettoyer... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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LYON DEMAIN Gérald BOUCHON