
" Ce tram va rapprocher les gens. C'est un nouveau moyen de se déplacer. Il y aura moins de monde dans le métro. Cela permettra de fluidifier les déplacements". Massinissa, sa compagne et leur enfant n'ont pas loupé le premier T6 circulant avec des voyageurs aux Gratte-Ciel, à Villeurbanne . Le T6 nord , c'est une portion de ligne de 5,4 km... Après trois ans de travaux, le nouveau tramway est entré en fonction. La ligne existait déjà entre Debourg et les Hôpitaux-Est. La voila prolongée jusqu'à la Doua en desservant plusieurs centralités comme Grandclément ou les Gratte-Ciel . Un t rajet de 20 minutes qui marque une nouvelle étape dans le développement des transports en commun dans la métropole de Lyon. Et, une nouvelle fois via un mode lourd sur rail et circulant en surface. Bref, un tramway qui s’insère dans un environnement urbain contraint . Axel Sabouret est chef de projet T6 à Sytral Mobilités . "On avait un environnement très urbain. Donc d'une part, il fallait faire avec les contraintes géométriques. On avait des rues étroites, beaucoup de réseaux, mais également des contraintes de vie économique et urbaine. Des activités qui étaient à maintenir pendant toute la durée des travaux. Et ça, ça a été un challenge de tous les jours avec les entreprises". 10 nouvelles stations ont été créées. Ce qui représente 24.324 mètres de rail posés. Mais aussi 500 arbres plantés car ce prolongement de T6 a été conçu dans un souci d'éco-responsablité. Comme nous l'explique Simon Roué chef de projet du groupement de maitrise d'œuvre pour la réalisation du T6 . "On s'est posé plusieurs questions. Comment ramener de la nature en ville, donc on a mis des pavés à joints fertiles. On veut que la plateforme soit circulable par des véhicules de secours. Comment est-ce qu'on peut quand même amener un peu de nature ? Donc du béton alvéolaire. On a des alvéoles où il y a de la végétation qui peut pousser, et un camion peut passer... Après, on a aussi infiltré les eaux pluviales. Sur la moitié de la surface aménagée, l'eau au lieu d'aller dans les collecteurs d'assainissement assez classiquement et dans les stations d'épuration pour être retraitée (ce qui coûte très cher à la collectivité)... L'idée c'est que l'eau soit guidée vers des avaloirs et ces avaloirs sont connectés à des grandes tranchées d'infiltration situées sous la plateforme tramway. Ce sont des grosses chaussettes remplies de cailloux qui permettent de filtrer l'eau de pluie. Pour qu'elle puisse aller dans les nappes souterraines". Toute une réflexion a été menée sur tous les matériaux extraits, Comment les réutiliser sur place. "Avec les matériaux, on a pu faire des bâtiments en terre. Des bâtiments pisés de sous-station d'énergie qui permettent de transformer l'énergie d'Enedis pour l'introduire dans la lignée aérienne de contact et alimenter ainsi le tram. Donc ça a économisé des camions sur la route. On a également mis en place un système de ferroutage pour toutes les bordures et les pierres qui viennent d'Espagne et du Portugal. Au lieu de les amener en camion, on les a amené par voie ferrée. Et quand elles venaient de Croatie, on les a fait venir en bateau. jusqu'à Marseille, puis après, jusqu'au port de Lyon. Et après, on les a transporté forcément par camion, pour les derniers kilomètres, jusqu'au chantier". Les prévisions de SYTRAL MOBILITES estiment à 55.000 le nombre de voyageurs par jour en 2030 . Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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LYON DEMAIN Gérald BOUCHON