
À la veille du premier tour des élections municipales, la Ville à Vélo a organisé une soirée autour du vélo. Une occasion pour les candidat·e·s de dévoiler leur programme autour des mobilités douces. Ce lundi soir, ce sont 200 personnes qui se sont réunies au cinéma Le Zola à Villeurbanne pour écouter les candidates et candidats aux élections locales . Une soirée à l'initiative de la Ville à Vélo ... Nous avons rencontré Mélodie Cros-Ferreol , vice présidente de l'association. "On a cherché à ce que les candidats et candidates viennent préciser, chiffrer ce qu'ils veulent faire pour le vélo. On a évoqué les enjeux d'infrastructures , mais également les enjeux de services vélo , de location . Le sujet de l'inclusivité aussi... Quand on veut augmenter la part modale vélo , on doit s'adresser à toutes et tous. L'enjeu aussi de l' économie du vélo , On parle beaucoup de l'espace public, mais évidemment peu de qui fabrique, qui distribue... Si on développe le vélo, il va falloir aussi que le commerce , les marchandises aussi, se déplacent, "à vélo". Et donc la cyclo-logistique est un enjeu important". Parmi les grands absents : le RN qui n'a envoyé aucune représentant. En revanche 5 familles politiques étaient représentées. Dont l'ancien maire Georges Képénékian venu en personne pour défendre le vélo, "à certaines conditions" . "On a voulu à tout prix donné le sentiment que c'était le vélo à tout prix durant ce mandat. Comme si les voitures allaient se volatiliser. Je suis évidemment très partisan de cette évolution, mais même à Copenhague il reste 30% de voitures. Les questions de sécurité et de partage de l'espace public sont importantes, parce qu'il y a des conflits d'usage . il y a besoin d'un apaisement. Toutes les mobilités sont à prendre en compte, c'est un projet global, on ne peut pas le résumer au vélo" explique Georges Képénékian . Fabien Bagnon , vice président de la Métropole aux mobilités actives , a défendu son bilan. Tout en exprimant des craintes pour l'avenir en cas de basculement à droite de la Métropole. "180 km de Voies Lyonnaises , quasiment une généralisation de la ville 30 , du stationnement sécurisé , plus de 7500 places ont été déployées. Certains ont quand même beau jeu de rappeler les discontinuités ponctuelles des Voies Lyonnaises . Ils font partie de ceux qui se sont opposés aux Voies Lyonnaises , qui ont entravé en faisant beaucoup d'agitation politique. Ce qui nous a obligés à différer très ponctuellement certains tronçons de Voies Lyonnaises . Notre priorité pour le prochain mandat, ce sera justement de résorber ces discontinuités " explique Fabien Bagnon . Franck Assedou ,tête de liste LFI pour la circo Lyon Ouest, a défendu la liberté de se déplacer . Défendant l'idée d'une rocade cyclable , d'un abonnement unique TCL-Velo'V . Nathalie Perrin-Gilbert aussi a fait le déplacement pour défendre l' intermodalité du vélo avec les gares du territoire. Egalement le développement de l'offre de location pour que le vélo soit accessible à tous et toutes... Mais le plus attendu était sans doute Christophe Geourjon , représentant de " Cœur Lyonnais ". Sachant que les grandes infrastructures annoncées par Aulas (notamment un méga tunnel entre Valvert et Saint-Fons ) ne plaident pas forcément pour le vélo. "Le programme de Jean-Michel Aulas, ce n'est pas le retour du tout-bagnole. C'est le retour d'une vision multimodale et intermodale des déplacements . Où il y a une place importante pour la marche , le vélo , et aussi une place pour la voiture . Parce quotidiennement, on utilise tous les modes de déplacement , les transports en commun, les vélos et parfois la voiture". Les représentants de la Ville à Vélo se donnent quelque jours pour rendre leur copie et noter les différents programmes en matière de développement du vélo . Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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LYON DEMAIN Gérald BOUCHON