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Choses à Savoir TECH - L’ARCEP va chambouler le réseau mobile en 2030 ?
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L’ARCEP prépare dès maintenant le réseau mobile français de la prochaine décennie. Le régulateur des télécoms a lancé, le 23 juillet, une consultation publique destinée à redéfinir l’utilisation des fréquences jusqu’en 2035. Ces fréquences sont les routes invisibles empruntées par les appels, les SMS et les données mobiles. Les autorisations détenues par Orange, Bouygues Telecom, Free et SFR expirent entre 2030 et 2035. Après une première concertation menée entre octobre 2025 et janvier 2026, l’ARCEP ouvre une seconde phase, plus détaillée, jusqu’au 23 septembre. Le projet se déroulerait en deux temps. D’abord, toutes les autorisations seraient prolongées jusqu’à une échéance commune, fixée au 7 décembre 2035, sans modifier immédiatement la répartition entre opérateurs. Puis, entre 2028 et 2030, une procédure de sélection permettrait de redistribuer les bandes de fréquences. Les opérateurs devraient verser des contreparties financières, dont le montant serait défini séparément par le gouvernement. En échange, les obligations de qualité seraient renforcées. Le taux minimal de réussite des appels et connexions passerait de 95 à 98 %. Autrement dit, seules deux tentatives sur cent pourraient encore échouer, contre cinq aujourd’hui. Pour l’internet mobile, chaque opérateur devrait également permettre le téléchargement d’un fichier de deux mégaoctets en moins de quinze secondes, lors de tests réalisés à l’extérieur. Le régulateur veut aussi mieux couvrir les zones rurales. Dans les « zones blanches centres-bourgs », les opérateurs devraient mutualiser leurs équipements et financer pylônes, raccordements et exploitation. Le dispositif de couverture ciblée, lancé avec le New Deal mobile, a déjà permis d’identifier plus de 5 200 zones distinctes à équiper. Les collectivités pourraient, à l’avenir, financer elles-mêmes une couverture complémentaire pour un hameau ou une zone d’activité. Autre changement important : l’arrêt des réseaux anciens. Avant d’éteindre la 2G ou la 3G, un opérateur devrait prévenir cinq ans à l’avance, publier une étude d’impact et vérifier que des solutions en 4G ou en 5G existent. Un calendrier précis, zone par zone, serait communiqué durant les deux dernières années. Enfin, l’ARCEP prépare aussi l’avenir : meilleure couverture à l’intérieur des bâtiments, arrivée de la 6G et connexion directe des smartphones aux satellites. Derrière cette réforme technique, l’objectif est simple : attribuer les fréquences en échange d’un réseau plus fiable, plus transparent et mieux réparti sur le territoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
