TLF 012 | Partir étudier à Stanford et trouver un job chez Apple (1/2)
Podcast Traverser La Frontière : Voyage & Expatriation

TLF 012 | Partir étudier à Stanford et trouver un job chez Apple (1/2)

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Pour ce douzième épisode (partie 1/2) du podcast de Traverser La Frontière nous accueillons Sofiane Berlat, ingénieur chez Apple, il vit en Californie depuis quatre ans. Après des études d'ingénieur en France, Sofiane a décidé de partir étudier à Stanford et a réussi à trouver un emploi chez Apple. Il nous raconte son parcours jusqu'à son embauche dans cette première partie de l'interview Écoutez tout de suite l'interview : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #012 J'ai rencontré Sofiane lorsque j'étais au lycée , nous étions dans la même classe en seconde ! Nous avons plus ou moins gardé contact au fil des années (merci Facebook) et lorsque j'ai débarqué en Californie en janvier 2015, je me devais de lui rendre une petite visiter et d'enregistrer une interview pour l'émission. Sofiane fait partie de ces français qui ont décidé de s’installer à San Francisco pour travailler dans une grande du web. Après des études d'ingénieurs aux Mines de Saint-Etienne, Sofiane s'envole pour la Californie pour faire un Master en design de produit à Stanford puis décrocher le job de ses rêves chez Apple ! Dans cette première partie de l'interview, Sofiane nous raconte son parcours en France, sa décision de partir étudier à l'étranger, comment faire pour intégrer Stanford, comment il a trouvé un stage chez Apple ... L'université de Stanford en Californie Ce que vous allez apprendre dans cette interview avec Sofiane : Les missions de Sofiane chez Apple Le parcours scolaire de Sofiane en France Le souci des écoles d’ingénieurs en France Les 2 masters en design à l’étranger pour lesquels Sofiane a postulé Les matières assez atypiques du Master à San Francisco Une mission sur laquelle a travaillé Sofiane sur le thème du chauffage des maisons en Birmanie Le processus de recrutement pour entrer à l’université de Stanford L’importance des lettres de recommandation et comment en obtenir Quelle note minimale il faut avoir pour le TOEFL pour intégrer une université américaine Les frais de scolarité à l’université de Stanford et le fonctionnement des crédits Le système de « teaching assistant » pour réduire ses frais de scolarité de 50% à sa totalité Comment le réseau francophone peut aider à devenir « teaching assistant » à Stanford Comment Sofiane a trouvé un stage à Apple Comment écouter cet épisode ? Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Les liens de l'épisode : Guide école polytechnique : pour les relevés de notes Merci d'avoir écouté l'épisode #012 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, j'écoute avec attention ce que vous me dites ! Si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l'article. Merci ! Sachez que vous pouvez vous abonner au podcast directement sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Et enfin, si vous appréciez le contenu de ces interviews, n'hésitez pas à laisser un avis et une note à propos du podcast sur iTunes :) - Michael Retranscription de l'interview Salut Sofiane. Salut Michael. Ça va ? Ça va et toi ? Ça va. Merci de m’accueillir chez toi à San Francisco pour pouvoir faire cette interview. Bon, on se connait depuis un petit moment, parce qu’on a passé quelques années au lycée ensemble. Oui. Et donc, on se retrouve après une bonne dizaine d’années, à San Francisco, c’est… C’est fou. C’est… Ça, c’est fou oui. Du coup, qu’est-ce que tu fais à San Francisco ? Bon alors, à San Francisco, je travaille pour Apple. En gros, moi je travaille sur l’aspect et sur la fabrication des produits d’Apple. Je travaille sur la prochaine génération de produits, donc les produits qui ne sont pas encore annoncés. Le public en général ne sait pas ce qu’on fait, et en fait, je travaille entre les équipes de design, de conception, donc qui sont toutes basées en Californie, à Cupertino. Vous savez, c’est marqué sur le derrière des iPhone, c’est marqué, Designed in California, et souvent, made in China. Oui. Eh bien voilà, moi, cette phrase résume bien ce que je fais. Donc, je bosse avec les designeurs en Californie, mais je bosse aussi avec les usines en Chine. Du coup, je passe pas mal de temps entre la Chine et la Californie. Je bosse à chaque fois qu’il y a un truc un peu compliqué, à chaque fois qu’il y a un nouveau produit qui sort. Bon, par exemple, le nouvel iPhone, on voit bien que les produits sont toujours plus fins, mieux conçus avec des belles courbes, il n’y a rien qui dépasse, etc. Et bon ça, ce n’est pas facile à faire et à chaque fois, on ne sait jamais comment on va faire ça. Bon voilà, moi ce que fait mon équipe, c’est qu’on trouve des moyens de les fabriquer. On trouve les moyens de rendre le truc faisable en fait. OK, donc c’est toi et ton équipe en gros qui êtes en charge de rendre les produits Apple, on va dire, plus jolis, plus fonctionnels. Eh bien, on va dire oui, et surtout de trouver des moyens de les fabriquer. Je travaille quand même pas mal avec les designeurs et j’influence un peu le design mais c’est plutôt une fois que le design est figé. Et bien comment on va faire pour le fabriquer et pour le fabriquer à temps en fait. On a vu pour l’iPhone 6, on en a délivré 10 millions la première semaine. Bon, voilà, si on en a délivré 10 millions c’est parce que les machines étaient prêtes à temps. L’idée c’est pour les fabriquer à temps, dans les temps et avec le volume qu’on a, qui est gigantesque, et avec la qualité qu’on a, qui est incomparable, à ce que fait la concurrence. Et voilà, du coup ça rend la chose assez, comment dire, je ne trouve pas le mot. Ce n’est pas grave, on voit que c’est beaucoup de boulot en tout cas Ça rend la chose assez stimulante. D’accord. Oui, c’est stimulant. Avant de venir aux États Unis, qu’est-ce que tu as fait ? Tu as fait des études d’ingénieur en France, c’est ça ? Alors oui, donc j’ai fait le parcours un peu classique. Enfin bon, un des parcours classiques dans une université française, j’ai fait une prépa, j’ai fait, ensuite j’ai fait l’école d’ingénieur, je suis allé à l’école de mine de Saint Étienne. Voilà, en trois ans, au fait j’ai fait un peu plus de trois ans, parce que j’ai pris du temps, j’ai fait une espèce de semi-année de césure au milieu avant mon stage de fin d’études. J’avais pas mal de petits projets que je voulais accomplir, l’un d’entre eux, c’était de traverser la France à vélo, bon, ce que j’ai fait à moitié plus ou moins. Du coup bon, je me suis pas mal amusé, voilà, c’était bien, c’était intéressant. Et en fait après ça ? Donc voilà, j’ai fait mon école d’ingénierie. Donc, j’avais en sortant de l’école d’ingénierie, voilà, j’étais ingénieur Tu étais un ingénieur, spécialisé, généraliste, c’était lequel ? Eh bien j’étais ingénieur généraliste, mais, il y avait quand même, une branche, une petite spécialisation en mécanique, mais sur les aspects vraiment théoriques, vraiment analytiques et c’est un peu comme ça, moi le sentiment que j’ai, dans les grandes écoles à la française, on a tendance à énormément favoriser l’aspect théorique, l’aspect analytique. Et ça commence à la prépa, on devient très fort, pour analyser des choses, pleins de données, des nuages de données, voilà, mais, il manquait quelque chose, moi, je sentais que personnellement je voulais développer plusieurs choses. Je voulais développer à la fois mon côté artistique, j’ai toujours aimé dessiner, j’ai toujours aimé la musique, j’ai toujours aimé les films. J’avais envie de faire des choses un peu plus de ce côté-là. Ca ne me dérange pas d’avoir mis mon côté artistique en sourdine pendant mes études et voilà, au fait, au bout d’un moment, j’en avais marre et je voulais un peu voir comment est-ce que je peux trouver des moyens de ma lié à ça, d’intégrer ça à ma formation quoi. Et en plus de ça, je voulais aussi avoir à travailler plus sur des aspects pratiques et je voulais partir à l’étranger, je voulais voir autre chose. Du coup, j’ai regardé un peu des masters, et j’ai commencé par chercher des masters qui me permettaient de faire ça et j’ai convergé vers deux masters. L’un à Stanford en Californie, l’autre à Londres au Royal College of Art. Donc, ils ont un master en design qui ont, une grande spécificité de mêler ingénierie et art, pardon ingénierie et art en fait et business aussi un peu en même temps. Et du coup, voilà, j’ai postulé aux deux masters, j’ai été pris aux deux et bon je me suis dit que ce n’était pas mal d’aller en Californie. Londres, c’est cool, c’est juste la porte à côté, c’est trop proche quoi. Oui, c’est sûr, je pense que le temps aussi est un petit peu différent, entre les deux. C’est vrai. D’accord, tu as fait le parcours, on va dire, classique prépa, école d’ingénieur, et donc justement, la plupart des gens qui sont diplômés, vont bosser. Oui. Alors toi, tu as décidé de continuer ces études, mais à l’étranger dans un domaine d’étude un petit peu diffèrent de l’ingénierie classique quoi ? Pas mal différent, mais au fait, oui c’est ça. Bon, alors j’ai eu un master of science à Stanford. Où en effet, la plupart des cours que j’ai pris c’était plutôt les cours, soit très manuels, soit des cours de création, des cours d’art. J’ai pris des cours d’animatio. Alors pour les cours, il y en a assez, la chance à Stanford, c’est qu’on peut faire ce qu’on veut. C’est une fac privée, c’est moi qui paie pour mes études et je peux choisir à peu près les cours que je veux. Ce n’est pas complètement vrai dans tous les masters, mais dans mon master les profs étaient assez flexibles là-dessus,

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