TLF 041 : Le voyage comme mode de vie pour être plus heureux
Podcast Traverser La Frontière : Voyage & Expatriation

TLF 041 : Le voyage comme mode de vie pour être plus heureux

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Et si vous faisiez du voyage votre mode de vie ? Et si le bonheur devenait votre priorité ? Dans cette interview, on retrouve Caroline qui est en train de réaliser un tour du monde à pied pour une durée de 10 ans. Elle a fait de son voyage un choix de vie qui l'a amené peu à peu sur le chemin du bonheur. Comme elle le dit si bien "la vie est belle !" Vous allez découvrir comment elle a adopté ce mode vie, ce que lui apporte ce voyage itinérant et comment vous pouvez choisir d'être plus heureux dans votre vie. Écoutez tout de suite l'épisode (32 min) : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #041 sur le voyage comme mode de vie À savoir que la première partie de l'interview avec tous les détails sur le tour du monde à pied de Caroline est disponible ici. Caroline a quitté la France le 1er juin 2011 pour un tour du monde à pied de 10 ans. Près de cinq années plus tard, elle a déjà parcouru 21 000 km et 19 pays. Elle s'est livrée sur le podcast de Traverser La Frontière et nous raconte son incroyable aventure. En partant 10 ans, Caroline a choisi un mode de vie nomade, en voyageant à la rencontre du monde. Elle voulait expérimenter ce type de vie et a découvert ce qu'était vraiment le bonheur, sans regret ! Dans cette interview, on parle de son choix de partir 10 ans, les réactions de son entourage, comment se déroule ce mode de vie, ce qu'il lui apporte, la magie que procure ce type de voyage ou encore sa formule pour que vous puissiez être plus heureux dans votre vie. Les liens de l'épisode : PiedsLibres.com Page Facebook de Pieds Libres Chaine YouTube PiedsLibres Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 32 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Republic (Android), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Choisir le voyage comme mode de vie : Le résumé écrit de l'interview Pour ceux qui aurait manqué la première partie de l’interview, cela se passe ici. En juin 2011, Caroline n’est pas partie en fuyant quelque chose, elle n’avait pas besoin de voyager avec d’autres personnes, n’avait pas de sponsor et ne s’est pas fixé un défi sportif. Elle est complètement libre et peut arrêter son voyage quand elle le souhaite. Elle trouve dommage que les gens s’enferment dans un truc quand ils partent en voyage ou bien pour fuir quelque chose. Il faut toujours garder à l’esprit de rester libre et si l’on est plus heureux de faire ce qu’on fait, il faut en changer. Le voyage comme un choix de vie À la base Caroline est partie faire un voyage, mais c’est en fait devenu un choix de vie lorsqu’elle a réalisé le temps que cela allait prendre. Au départ, elle pensait que le tour du monde à pied allait durer 2/3 ans, elle n’y avait pas vraiment réfléchi. Une fois qu’elle a commencé à regarder, à tracer un itinéraire, regarder les distances … elle s’est rendu compte que cela prendrait 10 ans minimum ! À ce moment-là, elle a réalisé que c’était un gros projet et que 10 ans d’une vie, c’était très important. Malgré l’ampleur du voyage et les millions de questions qui lui venaient à l’esprit, Caroline était surexcitée. Elle a fait le choix de regarder sa décision de manière objective et de déterminer quelles étaient les choses qui l’handicapaient pour faire ce voyage. C’était tout d’abord les enfants, car à 40 ans (la fin du voyage) cela commence à faire tard. Mais pour avoir des enfants, il faut le père, qu’elle n’avait pas à l’époque de toute manière. Elle s’est dit qu’elle ne le rencontrera pas forcément en France, comme à l’étranger. Du coup, elle s’est dit bingo et est partie. Caroline n’a jamais regretté sa décision. Elle avait en tête de traverser le monde et de dérouler une bobine de fil au fur et à mesure et ce rêve s’est brisé lorsqu’elle a dû partir de l’Iran. Son voyage a changé par la suite. Cela n’empêche que son voyage n’était pas un défi, elle savait pertinemment qu’elle ne pourrait pas traverser les océans à la nage par exemple. Elle ne voulait pas entrer dans le Guinness des records. Son voyage, qui est devenu un choix de vie lui allait très bien. Caroline avait vraiment envie d’expérimenter un mode de vie nomade pendant 10 ans. Si demain, cela ne lui plait plus de marcher, elle peut très bien utiliser d’autres moyens pour avancer. Il faut rester libre de son voyage et prendre du recul pour ne pas faire quelque chose qui ne nous correspond plus et qui ne nous épanoui plus. L'annonce de son départ et les incompréhensions Lors de l’annonce de son départ en tour du monde, les gens étaient choqués, figés, et cela coupait court à tout. La première réaction des gens était « mais tu n’as pas peur de partir toute seule ? ». Tout le monde la prenait au sérieux et pensait qu’elle partirait seule alors qu’elle-même n’en savait rien. L’entourage de Caroline a compris sa décision, par contre c’est la durée de 10 ans qui a choqué les gens, cela paraissait énorme. Avec sa mère, c’est plus compliqué et ils ne parlent même pas du sujet. Une journée type dans le voyage de Caroline commence par le réveil, un petit-déjeuner si tu as faim, replier le campement, ensuite elle alterne entre la marche et faire des petites pauses, une plus grande pause à midi pour manger et rebelote entre marche et pause jusqu’au bivouac du soir. Il peut y avoir des changements selon les pays, notamment quand il fait très chaud et qu’il est compliqué de marcher durant la journée. Lors de ses pauses ou lorsqu’elle attend, Caroline peut soit dormir, jouer aux échecs, écrire, lire, discuter ou tout simplement ne rien faire. La magie du voyage comme mode de vie En plus de ça, la magie de son voyage se fait de toutes les rencontres sur la route. Tous les jours, Caroline rencontre des milliers de personnes et il y a toujours des trucs à regarder dans la nature. Les paysages sont vraiment différents de ce qu’il y a en France comme les villages, les bâtiments ou tout simplement les gens. Les premières années de son voyage, Caroline était comme un bébé. Tous les jours elle découvrait quelque chose, elle apprenait quelque chose. Les rencontres et le fait d’apprendre continuellement rendent Caroline super heureuse de faire ce voyage. En plus de ça, la reconnexion avec la nature et le fait de marcher tous les jours lui fait un bien fou, par exemple, elle n’a plus de maux de tête en marchant. Elle le ressent quand elle s’arrête et qu’elle ne passe plus ces journées à marcher, elle se sent beaucoup plus fatiguée et malade. Voyager en marchant permet un retour aux sources et à l’essentiel. Caroline pense qu’on a tous besoin de ça, notamment aujourd’hui où les sociétés actuelles nous entrainent dans un monde qui ne correspond pas à l’être humain. La société actuelle n’est pas en adéquation avec l’humain, d’ailleurs de plus en plus de personnes développent des cancers. Caroline conseille à chacun, dans la vie de tous les jours, de s’arrêter et de se demander ce qui est essentiel pour nous. Le retour à la terre est très important, rien que d’aller se promener et cueillir des fruits dans la nature peut changer les choses. Nous avons besoin de ce lien avec la nature, besoin d’oxygène, besoin de liens avec les autres pour vivre. Être plus heureux dans votre vie Pour Caroline, peu importe votre métier, votre situation sociale si à un moment vous vous rendez compte que vous étouffez, il faut se dire que c’est de la faute à personne d’autre à part la vôtre. Une fois que vous vous en rendez compte, si vous ne changez pas c’est de votre faute. Vous seul pouvez être votre changement, personne ne changera pour vous, la société ne va pas changer, le monde tel qu’il est ne va pas changer et ce n’est pas nous qui allons faire changer les choses. Par contre, rien ne vous empêche de vivre la vie que vous avez envie de vivre. Pas la peine de s’énerver, devenir militant extrémiste … cela ne servira à rien. Il faut plutôt se demander pourquoi on étouffe, ce que l’on veut et ensuite se donner les moyens d’y arriver. Par exemple, si vous ne pouvez plus vivre en ville, déménagez. À un moment, il faut arrêter de dire « je ne peux pas parce que … ». Il faut s’en donner les moyens, même si cela peut prendre du temps. Par exemple, certains personnes disent à Caroline « J’adorerais faire comme toi, mais je ne peux pas … », trouvent toujours des excuses comme « j’ai une maison, j’ai un boulot, j’ai un mari … » pour se rendre compte qu’au final les gens n’en ont pas vraiment envie. Selon Caroline, il ne faut pas être courageux pour faire ce qu’elle fait, il faut juste en avoir envie. La vie est faite de choix, les vôtres Parfois, il y a des gens qui s’énervent contre tout le monde, car ils trouvent que leur vie est nulle. Mais nous choisissons comment mener notre vie. Il faut arrêter de reposer la faute sur les autres. Nous avons choisi notre boulot, notre patron et si cela ne vous plait plus, rien ne vous empêche de démissionner. Rien ne vous empêche de faire du volontariat. Et nous avons l’avantage, en tant que français d’avoir des aides si on perd son boulot. En tant qu’Européens, nous avons la chance d’être dans un système qui nous permet de faire nos propres choix et de changer de vie assez aisément. Dans les pays pauvres, ils n’auraient même pas la chance de se payer un billet d’avion, en France on peut le faire, pourtant, Caroline a des amis qui ne sont pas heureux. Il faut savoir que dans la vie on a tous le choix, ils appartiennent à chacun et personne ne peut les faire à notre place. Dans la vie on peut choisir d’être heureux ou malheureux, mais c’est notre choix. Le plus important est de comprendre à quel point la vie est facile,

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