
Supplément d’âme by July : parcours inspirants.
Acay, se relever, nouveau départ pour les jeunes en difficulté.
·58 min
ACAY, Ce mot vient du tagalog, la langue des Philippines. Et il signifie se relever, accompagner. Ce n’est pas un hasard si c’est ce mot-là qui a été choisi pour nommer cette association. Parce que c’est exactement ce qu’elle fait depuis 1997, elle aide des jeunes à se relever. Dans cet épisode, j'ai échangé avec #Laurent Thorigné, directeur d'Acay France à Marseille. L’association a été fondée par une religieuse marseillaise, Sœur Sophie de Jésus, qui a décidé d’aller travailler auprès des jeunes détenus aux Philippines. Ces jeunes de 15 à 23 ans, parfois incarcérés dans des conditions inimaginables, entassés, sans nourriture suffisante, sans avenir visible.Et Sœur Sophie a eu cette conviction folle mais profondément humaine que le temps passé derrière les barreaux pouvait, s’il était bien accompagné, devenir un tournant. Pas une punition vide de sens. Un vrai point de départ. #ACAY a donc développé des programmes pédagogiques innovants, créatifs, ancrés dans une pédagogie de la dignité et de la responsabilité. L’un d’eux s’appelle Seconde Chance pour les jeunes garçons incarcérés. L’autre, l’École de Vie pour les jeunes filles victimes d’abandon, de violence ou de négligences.Les résultats sont éloquents. Et ce qui est beau, c’est le modèle humain derrière tout ça. ACAY ne croit pas à l’assistance passive. Elle croit en la réciprocité. Ces jeunes ne reçoivent pas seulement, ils donnent aussi. Ils deviennent acteurs, témoins, parfois même ambassadeurs pour d’autres. C’est un cercle vertueux de dignité retrouvée.
