Ali : Vingt-cinq ans après ses débuts, le producteur Bonobo, l'un des plus grands de la musique électronique britannique, est de retour avec un tout nouvel album ! Marie : Et c'est un événement à savourer, Ali. Son huitième disque s'intitule ”Distance in Static”. Et attention, ce n'est pas une sortie comme les autres. Simon Green, le génie derrière Bonobo, a lâché une vraie info : ça pourrait bien être son tout dernier album "classique". Il souhaite désormais se tourner vers la musique de film. Alors, pour marquer le coup, il a sorti le grand jeu. Il a composé ce disque aux quatre coins du monde. De l'effervescence de Tokyo au mythique ranch de Neil Young en Californie, en passant par Londres. Un véritable road-trip sonore ! Ali : Bonobo nous a toujours habitués à un style très sophistiqué, très planant. Est-ce qu'on reste sur le canapé ou est-ce qu'on file sur la piste de danse ? Marie : On fait exactement les deux ! C'est la grande force de ce disque : il crée un pont parfait entre la fête et la rêverie. D'un côté, on retrouve sa signature historique. Des nappes très douces, des cordes néo-classiques, une vraie mélancolie. Mais de l'autre, il nous secoue violemment avec ses lignes de basse monumentales et des rythmes taillés pour les clubs. Ali : Et Bonobo a toujours un casting de voix très soigné, c’est le cas aussi pour ce disque j’imagine ? Marie : Absolument. Il a réuni un casting vocal international et 100 % féminin. Il fait voyager nos oreilles en naviguant entre l'anglais, l'ourdou et le japonais. C'est organique, ultra-moderne et ça donne une âme incroyable à ses machines.
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