À tout juste 30 ans, Tayc a sorti le plus beau des cadeaux d'anniversaire, son deuxième album solo, ”Joya”. Alors, oubliez l'étiquette du simple chanteur pour midinette, le roi de l'afro love a bien grandi, bien changé. Après l'énorme carton de son projet commun avec Dadju l'an dernier, Tayc aurait pu choisir la facilité et refaire les mêmes tubes, mais il a décidé de baisser le tempo. Le titre de l'album, ”Joya”, signifie la joie, mais attention, pas une joie naïve. C'est la joie qu'on arrache après les épreuves. Inspiré par un retour aux sources au Cameroun, Tayc nous livre un message fort. Peu importe nos blessures et nos cicatrices, on a le pouvoir de les transformer en trésor. C'est un album qui parle de paix intérieure et de guérison. Côté musique, c'est un vrai virage, je vous le disais, l'artiste marseillais invente ce qu'il appelle la Joy Music. Bien sûr, on retrouve toujours cette base afro qui fait sa signature, mais elle se mélange aujourd'hui au gospel, au blues et à la Soul. Le son est et majestueux. Le premier single, Girlfriend, donne d'ailleurs le ton en semblant brillamment un classique de Michael Jackson. C'est de la musique pensée pour soigner l'âme autant que pour faire danser. Mais le vrai tour de force de cet album, c'est son casting. Tayc arrive à faire le grand écart. Il dévoile un duo ultra-attendu avec Aya Nakamura, enregistré il y a cinq ans, mais il invite aussi Lara Fabian, rencontrée dans les coulisses de l'émission The Voice. Et en parlant de The Voice, Tayc a tenu sa promesse en offrant un titre sur son album à deux de ses candidats, Tessa B et Mounir. En bref, ”Joya”, c'est peut-être galvaudé de le dire, mais c'est l'album de la maturité pour Tayc. C'est le disque d'un artiste qui n'a plus peur de montrer ses failles et qui refuse de s'enfermer dans une case.
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