
Mouron des champs , suivi de Ce peu qui nous fonde , de Marie-Hélène Voyer, rend hommage à sa mère disparue, ainsi qu’à toutes les femmes « nées pour être effacées femmes fades et navrantes secouées d’étranges tristesses ». Elle dresse le portrait de « femmes embaumées d’ombres », des « petites reines de rien couronnées d’épinettes », des « mères braves et vives dans leurs odeurs d’épuisement » et de « gouailleuses pleines d’entrain ». « L’histoire d’une voix déprise de l’écheveau rumineux des lignées lourdes l’histoire d’une voix cénotaphe qui cherche à retrouver ses mortes quelque part entre ses mains là où l’écriture fait tache ». Un texte poétique, intense et émouvant, entre récitation de blessures et collection de consolations , sur la filiation, l’amour et le deuil, où les voix d’antan et celles d’aujourd’hui concordent dans le jeu des temps . Mouron des champs , de Marie-Hélène Voyer, La Peuplade, 2022

Podcast
en lisant en écrivant