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🔊 “Charles Camoin“ un fauve en libertéau Musée de Montmartre, Parisdu 11 mars au 11 septembre 2022
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“Charles Camoin“ un fauve en liberté au Musée de Montmartre, Paris du 11 mars au 11 septembre 2022 Interview de Assia Quesnel, historienne de l’art et responsable des archives Camoin, et de Saskia Ooms, responsable de la conservation du Musée de Montmartre, commissaires de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 8 mars 2022, durée 27’49. © FranceFineArt. Communiqué de presse Commissariat : Assia Quesnel, historienne de l’art et responsable des archives Camoin Saskia Ooms, responsable de la conservation du Musée de Montmartre Conseil scientifique : Claudine Grammont, docteure en histoire de l’art Le Musée de Montmartre consacre une importante exposition à Charles Camoin (Marseille 1879-Paris 1965), figure méconnue du fauvisme. Sous le titre Charles Camoin, un fauve en liberté , l’exposition propose une redécouverte de son oeuvre et réunit une centaine de peintures et dessins, dont certains inédits ou rarement montrés, et ce à l’emplacement même de l’un de ses ateliers, le 12 rue Cortot qu’il occupa en 1908. À la fois chronologique et thématique, le parcours retrace la trajectoire artistique de Camoin, souvent qualifié de « fauve méditerranéen ». L’accrochage explore plusieurs épisodes de sa vie qui ont permis de l’inscrire, à partir de ses liens avec Paris et la bohème montmartroise, dans le cercle de l’avant-garde internationale : d’abord sa formation parisienne à l’École des Beaux-Arts – où il se lie avec Matisse, Marquet et Manguin – et son affiliation au fauvisme ; puis sa période expressionniste, à la fois marquée par sa relation avec la peintre Émilie Charmy, la destruction de l’ensemble des toiles de son atelier en 1914 et sa mobilisation durant la Première Guerre mondiale ; enfin, ses années de maturité où il poursuit ses recherches sur le nu féminin et le paysage. Regarder l’oeuvre de Charles Camoin, c’est suivre au plus près une quête artistique ayant pour principaux cadres non seulement le Sud de la France et les rives de la Méditerranée – d’où il est originaire – mais aussi Paris et Montmartre – où il a vécu toute sa vie. La découverte de la lumière méridionale a constitué pour ses camarades un facteur décisif dans l’élaboration du fauvisme, le « vaillant Marseillais, Carlos Camoin » comme le surnommait Cézanne, de cultiver toute sa vie durant cet émerveillement. À rebours, c’est en allant vers le Nord qu’il a rejoint le fauvisme et où il a sans doute apporté sa culture méditerranéenne. Car, si le peintre revendique son indépendance artistique et opte pour une approche sensualiste et hédoniste toute personnelle, son oeuvre partage avec celle de ses camarades des spécificités communes : l’affranchissement de l’imitation du réel, la recherche d’une expression intuitive, la simplification des formes, l’autonomisation relative de la couleur, ou encore l’apparence d’improvisation rapide. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.