🔊 “Prune Nourry” DĂ©fense de rien toucher au Palais idĂ©al du facteur Cheval, Hauterives du 31 mai au 6 septembre 2027
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🔊 “Prune Nourry” DĂ©fense de rien toucher au Palais idĂ©al du facteur Cheval, Hauterives du 31 mai au 6 septembre 2027

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“Prune Nourry” DĂ©fense de rien toucher au Palais idĂ©al du facteur Cheval, Hauterives du 31 mai au 6 septembre 2027 Entretien avec FrĂ©dĂ©ric Legros, Directeur du palais idĂ©al, et commissaire de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Hauterives, le 6 juillet 2026, durĂ©e 15’05, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2026/07/10/3728_prune-nourry_palais-ideal-du-facteur-cheval/ CommuniquĂ© de presse Commissaire : FrĂ©dĂ©ric Legros, Directeur du Palais idĂ©al Au fronton de son oeuvre, dĂšs 1905, Ferdinand Cheval inscrit cette formule aussi Ă©nigmatique que poĂ©tique : « dĂ©fense de rien toucher ». Une invitation paradoxale, oscillant entre interdiction et permission, Ă  laquelle Prune Nourry rĂ©pond aujourd’hui par une proposition rĂ©solument gĂ©nĂ©reuse : une exposition entiĂšrement pensĂ©e pour ĂȘtre touchĂ©e. Avec DĂ©fense de rien toucher, l’artiste transforme le Palais idĂ©al en un vaste terrain d’expĂ©rience sensorielle. Ici, le regard ne suffit plus ; il s’efface au profit du contact, du ressenti, de la mĂ©moire des formes saisies par la paume. Accessible Ă  toutes et tous, enfants, adultes, publics voyants ou dĂ©ficients visuels, l’exposition s’affranchit des conventions musĂ©ales pour rĂ©activer une relation directe et physique Ă  l’oeuvre. Ce parti pris trouve une rĂ©sonance profonde avec le geste fondateur de Ferdinand Cheval. Facteur rural devenu bĂątisseur autodidacte, formĂ© initialement comme boulanger, il a littĂ©ralement « pĂ©tri » son Palais. Partout, la trace de la main affleure : dans les reliefs, les aspĂ©ritĂ©s, les accumulations patientes de matiĂšre. En invitant Ă  toucher ses propres oeuvres, Prune Nourry rend hommage Ă  cette dimension tactile et organique du Palais idĂ©al. RĂ©vĂ©lĂ©e Ă  la Fondation Bullukian Ă  Lyon sous l’intitulĂ© Empreintes, et avant de rejoindre le MusĂ©e Camille Claudel en 2027, cette nouvelle proposition de Prune Nourry trouve ici une Ă©tape singuliĂšre. DĂ©ployĂ©e dans ce lieu hors norme, elle en Ă©pouse l’esprit et en prolonge les intuitions : un dialogue entre cultures, entre temporalitĂ©s, entre imaginaires. Le parcours s’ouvre sur un univers postal, clin d’oeil Ă  Ferdinand Cheval. Un timbre en relief, conçu par Prune Nourry en partenariat avec La Poste en 2024 (le premier de ce type) inaugure l’exposition. RĂ©alisĂ© en collaboration avec des personnes aveugles et malvoyantes, il est nĂ© d’ateliers d’expĂ©rimentation tactile oĂč formes, textures et volumes ont Ă©tĂ© ajustĂ©s pour ĂȘtre perçus par les doigts. Plus qu’un objet Ă  voir, ce timbre se lit au toucher : il incarne une crĂ©ation pensĂ©e avec celles et ceux qui en font l’expĂ©rience sensible. Ce timbre devient Ă©galement le vecteur d’une lettre adressĂ©e Ă  PhilomĂšne, Ă©pouse du Facteur, figure discrĂšte mais essentielle sans laquelle le Palais idĂ©al n’aurait sans doute jamais vu le jour. À l’image du Palais, l’exposition se dĂ©ploie comme un monde en miniature, un carrefour de rĂ©cits et de cultures. Les Terracotta Daughters ou les Holy Daughters y cĂŽtoient d’autres figures fĂ©minines, dessinant une cartographie sensible du corps et de l’identitĂ© Ă  travers le temps et les gĂ©ographies. Sans constituer une rĂ©trospective, DĂ©fense de rien toucher traverse ainsi plusieurs projets majeurs de l’artiste et offre un panorama de son regard sur la condition fĂ©minine. Cette oeuvre s’inscrit Ă©galement dans une expĂ©rience intime. En 2016, Ă  l’annonce de son cancer du sein, la sculpteure prend conscience de l’importance vitale, pour elle, du toucher, menacĂ© par les effets secondaires de la chimiothĂ©rapie. De cette Ă©preuve naĂźt une recherche artistique profondĂ©ment incarnĂ©e, explorant le corps, la rĂ©paration et le rituel. C’est AgnĂšs Varda, amie intime de l’artiste, qui lui Ă©voque la figure des Amazones, hĂ©roĂŻnes de la mythologie grecque qui se coupaient le sein pour mieux tirer Ă  l’arc. Prune Nourry choisit d’intĂ©grer cette puissance symbolique Ă  son travail. La figure de la femme combattante, rĂ©siliente, traverse ainsi l’exposition. [...] HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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