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đ âLe savoir en trompe-lâoeilâ CorĂ©e, 18e-20e s. au MusĂ©e national des arts asiatiques â Guimet, Paris du 16 septembre 2026 au 4 janvier 2027
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âLe savoir en trompe-lâoeilâ CorĂ©e, 18e-20e s. au MusĂ©e national des arts asiatiques â Guimet, Paris du 16 septembre 2026 au 4 janvier 2027 Entretien avec Dr. Arnaud Bertarnd, ancien conservateur des collections CorĂ©e â Chine ancienne au musĂ©enGuimet, et commissaire de lâexposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 14 septembre 2026, durĂ©e 19â22, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2026/09/15/3731_tompe-l-oeil_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/ CommuniquĂ© de presse Commissariat : Dr. Arnaud Bertrand, ancien conservateur des collections CorĂ©e â Chine ancienne au musĂ©e Guimet Une plongĂ©e fascinante Ă la dĂ©couverte dâun art du trompe-lâoeil en CorĂ©e, entre bibliothĂšques savantes et mondes oniriques ! Ă quoi peut servir une bibliothĂšque lorsque le temps manque pour lire ? Ă lâheure oĂč le savoir circule sur les Ă©crans, sâĂ©vader par la lecture devient parfois un luxe et la bibliothĂšque est alors souvent plus regardĂ©e que pratiquĂ©e. Ce dilemme nâest pas nouveau. Dans la CorĂ©e de la fin du 18e siĂšcle, le roi Jeongjo (r. 1776-1800) y est dĂ©jĂ confrontĂ©. Pris par les affaires de lâĂtat, nâayant que peu le temps de lire, il passe commande aux artistes oÂŁciels de lâAcadĂ©mie royale de peinture un paravent qui reprend en trompe-lâĆil sa bibliothĂšque, pour rester proche de ses livres. Pour la premiĂšre fois au musĂ©e Guimet, une exposition redonne Ă ce mouvement pictural sa place centrale, loin de lâimage folklorique ou purement dĂ©corative qui lui est trop souvent associĂ©e. Elle rassemble plus de 75 piĂšces : paravents, peintures -dont un trĂ©sor national, lâautoportrait de lâun des plus cĂ©lĂšbres artistes du Joseon- mais aussi une confrontation entre le cabinet du lettrĂ© et sa reprise en peinture avec des objets associĂ©s aux dĂ©sirs dâĂ©lĂ©vations (contenants pour alcools et thĂ©s, bronzes, porcelaines, montre, lunette, pinceaux), des ouvrages venant de la BNF, du CollĂšge de France et du musĂ©e Guimet. Un exceptionnel rouleau peint de plus de cinq mĂštres du 18e (ou dĂ©but 19e siĂšcle) est dĂ©voilĂ© pour la toute premiĂšre fois, il est issu des collections du musĂ©e Guimet, il appartenait Ă Victor Collin de Plancy, premier reprĂ©sentant oÂŁciel de la France en CorĂ©e en 1876. Ce rouleau a fait lâobjet dâune analyse par le centre national des laboratoires des musĂ©es de France, puis dâune restauration pour lâexposition. Lâexposition tisse des liens entre lâart corĂ©en et lâart de la perspective issue des Ă©changes avec les artistes jĂ©suites, et rappelle la place centrale des Ă©changes de savoirs techniques Ă PĂ©kin, capitale des Qing, par les ambassades corĂ©ennes. Lâart du trompe-lâoeil naĂźt dans un contexte dâĂ©changes et requiert une maĂźtrise de la perspective, savoir europĂ©en connu Ă la cour de Chine, transmis en CorĂ©e par le biais des ambassades corĂ©ennes rĂ©guliĂšrement envoyĂ©es Ă PĂ©kin. Dâabord centrĂ© sur la reprĂ©sentation de livres, le dĂ©cor des paravents Ă©volue vers des compositions plus riches associant objets de savoirs et de curiositĂ©s. Ainsi se dĂ©veloppe le mouvement pictural du chaekgeori (littĂ©ralement «livres et objets») alors quâapparaissent des compositions picturales de bibliothĂšques le plus souvent montĂ©es en paravents. Comparables aux peintures reprĂ©sentant des cabinets de curiositĂ©s dans lâart occidental, elles habillent les intĂ©rieurs corĂ©ens, du palais royal aux maisons bourgeoises. Ă la fois oeuvres et cloisons, ces images projettent le regard dans un autre espace, celui dâun cabinet de savoir et de possessions en devenir. Bien au-delĂ de la CorĂ©e, elles interrogent notre rapport Ă lâaccu- mulation du savoir, Ă la fonction du livre et aux objets placĂ©s dans nos intĂ©rieurs. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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