🔊 “Histoires de photographies”  Collections du MusĂ©e des Arts DĂ©coratifsau MAD, musĂ©e des Arts DĂ©coratifs, Parisdu 19 mai au 12 dĂ©cembre 2021
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🔊 “Histoires de photographies”  Collections du MusĂ©e des Arts DĂ©coratifsau MAD, musĂ©e des Arts DĂ©coratifs, Parisdu 19 mai au 12 dĂ©cembre 2021

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“Histoires de photographies” Collections du MusĂ©e des Arts DĂ©coratifs au MAD, musĂ©e des Arts DĂ©coratifs, Paris du 19 mai au 12 dĂ©cembre 2021 Interview de SĂ©bastien QuĂ©quet, attachĂ© de conservation en charge des collections photographiques, dĂ©partement des Arts graphiques et commissaire de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 19 mai 2021, durĂ©e 27’22, © FranceFineArt. Extrait du communiquĂ© de presse : Commissariat SĂ©bastien QuĂ©quet, attachĂ© de conservation en charge des collections photographiques, dĂ©partement des Arts graphiques Avec la collaboration de : Sonia AubĂšs, documentaliste Max Bonhomme, docteur en histoire de l’art Iris Cartron, Ă©lĂšve de l’École normale supĂ©rieure BĂ©atrice Krikorian, chargĂ©e de mission Le MusĂ©e des Arts DĂ©coratifs prĂ©sente une exposition de ses collections de photographies, rĂ©vĂ©lĂ©es pour la premiĂšre fois au public. Ce fonds patrimonial exceptionnel, riche de plus de 350 000 phototypes, rassemble des photographies de mode, d’architecture, de paysage, de dĂ©cor, mais aussi publicitaires, allant des annĂ©es 1840 aux crĂ©ations les plus rĂ©centes. « Histoires de photographies » retrace, Ă  travers 400 tirages originaux et nĂ©gatifs, un siĂšcle et demi d’histoires photographiques immortalisĂ©es par de grands noms tels EugĂšne Atget, Laure Albin-Guillot, Dora Kallmus, plus connue sous le nom de Madame d’Ora, Man Ray, Cecil Beaton, Robert Doisneau, Bettina Rheims, David Seidner
 Chronologique et thĂ©matique, l’exposition dĂ©voile la diversitĂ© des usages de la photo — politique, Ă©conomique, juridique, artistique ou documentaire — et met en lumiĂšre les croisements, sensibles ou inattendus, avec les arts dĂ©coratifs. Elle offre ainsi un regard neuf sur le rĂŽle de premier plan que le MusĂ©e des Arts DĂ©coratifs a jouĂ© dans la reconnaissance de la photographie sur la scĂšne artistique française. DĂšs son origine en 1864, l’Union centrale des beaux-arts appliquĂ©s Ă  l’industrie – aujourd’hui Les Arts DĂ©coratifs – envisage la photographie comme un « art appliquĂ© Ă  l’enseignement et Ă  la vulgarisation ». Elle est alors considĂ©rĂ©e comme l’un des vecteurs les plus efficaces pour inspirer les ouvriers et artisans en plein contexte d’émulation artistique et Ă©conomique. Au temps des premiĂšres expositions d’arts industriels, l’institution produit ses propres photographies grĂące au laboratoire qu’elle met en place en 1883 et appelle les photographes Ă  rejoindre ses rangs afin de fournir des modĂšles, en vue de former le regard et d’éduquer par l’image. Au fil du temps, le musĂ©e et sa bibliothĂšque acquiĂšrent des milliers de clichĂ©s ayant pour vocation de documenter les collections que les crĂ©ateurs ont pu donner par ailleurs, Ă  l’instar de la maison Fouquet ou Louis Sognot. Au-delĂ  des collections, c’est toute une politique d’expositions que la photographie nourrit tout au long du XXe siĂšcle comme l’« Exposition des photographies de guerre » en 1916 ou l’« Exposition internationale de la photographie contemporaine » en 1936. La programmation propose et accueille les premiĂšres rĂ©trospectives françaises consacrĂ©es Ă  Henri Cartier-Bresson (1955) ou Ă  Jacques Henri Lartigue (1975). En 2021, le musĂ©e rend un nouvel hommage Ă  la photographie mais cette fois Ă  travers le prisme de sa propre collection. Six sections permettent d’en saisir la profusion et la variĂ©tĂ© : la quĂȘte des modĂšles, les vues de pays comme objet d’étude et d’inspiration, la photographie au service du patrimoine, l’utilitĂ© commerciale de la photographie exploitĂ©e par la presse et la publicitĂ©, la reconnaissance de la photographie et la photographie de mode. Le parcours dĂ©bute au commencement de l’histoire de la photographie dans le sillon des premiĂšres associations et institutions : la SociĂ©tĂ© française de photographie voit le jour en 1854 et la Chambre syndicale de la photographie en 1862. Cette partie introduit le visiteur dans les premiĂšres images de ce milieu du XIXe siĂšcle en rappelant leur vocation pĂ©dagogique pour les artistes et les artisans. L’acquisition de modĂšles photographiques – natures mortes mais aussi ornements ou figures – est alors au coeur des impĂ©ratifs des institutions. Le XIXe siĂšcle est aussi une Ă©poque d’échanges et de mouvements. Les expositions universelles, plus particuliĂšrement Ă  partir de 1867, invitent Ă  dĂ©couvrir le monde, cet « ailleurs » que l’on mĂ©connait alors, et la photographie participe Ă  ce phĂ©nomĂšne. Les clichĂ©s pris Ă  l’étranger ont nourri l’imaginaire des artistes et des dĂ©corateurs, autant que celui des collectionneurs. De l’AmĂ©rique du Sud Ă  l’Asie en passant par l’Europe et la MĂ©diterranĂ©e, les photographies tĂ©moignent de diffĂ©rents points de vue : colonial, touristique, ethnographique ou personnel. La photographie est Ă©galement l’une des ressources les plus convoquĂ©es Ă  l’heure oĂč s’organise la protection des monuments. En apportant un tĂ©moignage visuel de leur Ă©tat et de leur transformation, elle joue un rĂŽle essentiel Ă  l’égard du patrimoine et de l’architecture Ă  travers l’objectif d’Henri Le Secq ou de Charles Marville. L’exposition entraĂźne le visiteur dans les annĂ©es 1920-1930, qui voient l’apparition progressive de la photographie publicitaire. Cette partie dĂ©voile comment l’essor du modernisme photographique doit autant aux photographes eux-mĂȘmes qu’aux graphistes, Ă©diteurs et dĂ©corateurs, qui font entrer l’image dans les domaines de la vie quotidienne. L’Exposition internationale des arts dĂ©coratifs et industriels modernes, qui se tient Ă  Paris en 1925, est fondamentale pour le marchĂ© de la photographie et de l’édition. Certaines revues comme Art et DĂ©coration ou L’Architecture d’Aujourd’hui , et Connaissance des arts ensuite, accordent une place croissante Ă  l’illustration photographique. PubliĂ©es dans ces revues, les clichĂ©s de ThĂ©rĂšse Bonney, Dora Kallmus ou Jean Collas jouent Ă©galement un rĂŽle de diffusion de modĂšles, contribuant au renouveau de la crĂ©ation et Ă  l’évolution des goĂ»ts. C’est Ă©galement l’ambition de l’Union française des arts du costume (UFAC), créée en 1948, sous l’impulsion de François Boucher, qui rassemble un ensemble prestigieux de piĂšces de mode, textiles et de tirages dont la gestion est alors confiĂ©e au musĂ©e. L’alliance de ces deux collections, dont l’accord est scellĂ© en 1981, devient le socle de la mode du MusĂ©e des Arts DĂ©coratifs. Le corpus photographique apporte un tĂ©moignage artistique et intime sur les figures les plus marquantes de la haute couture parisienne : Charles Frederick Worth, Madeleine Vionnet, Paul Poiret
 CrĂ©ateurs que les toutes rĂ©centes expositions « Harpers Bazaar. Premier magazine de mode » et « Le dessin sans rĂ©serve » ont mis en lumiĂšre. « Histoires de photographies » s’inscrit dans une programmation initiĂ©e en 2020 avec « Le dessin sans rĂ©serve », Ă  la suite de « Faire le mur. Quatre siĂšcles de papiers peints » en 2016, qui s’attache Ă  faire dĂ©couvrir au public toute la richesse de fonds restĂ©s longtemps dans l’ombre. L’exposition rĂ©vĂšle les contours d’un mĂ©dium Ă  part entiĂšre, ses personnalitĂ©s fondatrices et ses expressions les plus surprenantes. Un catalogue Ă©ponyme est disponible aux Ă©ditions MAD. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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