🔊 “Le Corps et l’Âme” de Donatello Ă  Michel-Ange,  Sculptures italiennes de la Renaissanceau Louvre – Hall NapolĂ©on, Parisdu 22 octobre 2020 au 18 janvier 2021
FranceFineArt

🔊 “Le Corps et l’Âme” de Donatello Ă  Michel-Ange,  Sculptures italiennes de la Renaissanceau Louvre – Hall NapolĂ©on, Parisdu 22 octobre 2020 au 18 janvier 2021

·12 min
Télécharger
“Le Corps et l’Âme” de Donatello Ă  Michel-Ange, Sculptures italiennes de la Renaissance au Louvre – Hall NapolĂ©on, Paris du 22 octobre 2020 au 18 janvier 2021 Extrait du communiquĂ© de presse : Commissaires de l’exposition : Marc Bormand, conservateur en chef du Patrimoine, dĂ©partement des Sculptures, musĂ©e du Louvre. Beatrice Paolozzi Strozzi, directrice du MusĂ©e du Bargello, Florence (2001 ‐ 2014). Francesca Tasso, conservateur en chef des collections artistiques, Castello Sforzesco, Milan. Tout au long d’un parcours riche de 140 Ɠuvres, cette exposition, co-organisĂ©e avec le musĂ©e du Castello Sforzesco de Milan, prĂ©sente dans son contexte artistique la sculpture de la seconde moitiĂ© du 15e siĂšcle et du dĂ©but du 16e siĂšcle, pĂ©riode considĂ©rĂ©e comme l’apogĂ©e de la Renaissance. À partir de Florence, une variĂ©tĂ© de styles s’épanouit alors de Venise jusqu’à Rome. La reprĂ©sentation de la figure humaine dans la diversitĂ© de ses mouvements prend alors des formes extrĂȘmement novatrices. Ces recherches sur l’expression et les sentiments sont au cƓur des dĂ©marches des plus grands sculpteurs de la pĂ©riode, depuis Donatello jusqu’à l’un des crĂ©ateurs les plus cĂ©lĂšbres de l’histoire, Michel-Ange. L’exposition propose Ă©galement d’aller Ă  la dĂ©couverte d’artistes moins rĂ©putĂ©s, d’admirer des Ɠuvres difficilement accessibles de par leur lieu de conservation (Ă©glises, petites communes, situation d’exposition dans les musĂ©es), afin de les remettre en lumiĂšre, mais aussi en contexte. « Le Corps et l’Âme » fait suite Ă  l’exposition « Le Printemps de la Renaissance » prĂ©sentĂ©e en 2013 au Louvre et au Palazzo Strozzi et consacrĂ©e aux prĂ©mices de l’art de la Renaissance Ă  Florence dans la premiĂšre moitiĂ© du Quattrocento. Trois parties majeures structurent l’exposition : Dans La fureur et la grĂące , les compositions complexes s’attachent Ă  traduire la force et l’exaspĂ©ration des mouvements du corps, inspirĂ©es des modĂšles antiques, qu’on reconnait dans les Ɠuvres d’Antonio del Pollaiolo, Francesco di Giorgio Martini ou Bertoldo, mettant en jeu autant la force et les torsions du corps masculin que l’effet expressif des plus intenses passions de l’ñme. A contrario, des drapĂ©s Ă©lĂ©gants, entourant des corps majoritairement fĂ©minins, permettent aux artistes de rĂ©vĂ©ler le charme de la figure humaine, qui dĂ©bouche sur la reprĂ©sentation ultime de la grĂące Ă  travers le nu. Emouvoir et convaincre souligne une volontĂ© affirmĂ©e de toucher violemment, dans les reprĂ©sentations sacrĂ©es, l’ñme du spectateur. À la suite du travail de Donatello autour de 1450, l’émotion et les mouvements de l’ñme prennent une place dĂ©terminante au cƓur des pratiques artistiques. Un vĂ©ritable théùtre des sentiments se dĂ©ploie en Italie du nord entre 1450 et 1520, en particulier dans les groupes de DĂ©position du Christ , tels ceux de Guido Mazzoni ou de Giovanni Angelo del Maino. Cette recherche du pathos religieux s’incarne Ă©galement dans les Ă©mouvantes figures de Marie-Madeleine ou de Saint JĂ©rĂŽme qui fleurissent en Italie Ă  cette pĂ©riode. Enfin, avec De Dionysos Ă  Apollon , la rĂ©flexion inĂ©puisable sur l’AntiquitĂ© classique s’exprime dans les Ɠuvres Ă©laborĂ©es Ă  partir des modĂšles classiques comme le Tireur d’épine ou le Laocoon . ParallĂšlement au domaine de la peinture (avec le « style doux » du PĂ©rugin ou du jeune RaphaĂ«l), la sculpture dĂ©veloppe la recherche d’une nouvelle harmonie qui transcende le naturalisme des gestes et des sentiments extrĂȘmes. ParticuliĂšrement vivante dans un classicisme affirmĂ© en VĂ©nĂ©tie et en Lombardie, cette quĂȘte d’une beautĂ© expressive qui aspire Ă  l’universel s’incarne Ă©galement fortement en Toscane et Ă  Rome oĂč la PapautĂ© de Jules II et de LĂ©on X joue un rĂŽle d’irrigation et d’unification stylistique. Le stile dolce aboutira au commencement du XVIe siĂšcle avec l’apparition du « sublime », mettant en place un nouveau classicisme sous l’impulsion de RaphaĂ«l et Michel-Ange. DĂšs la fin du Quattrocento, Michel-Ange opĂšre cette synthĂšse formelle qui intĂšgre Ă  la fois la connaissance scientifique des corps, un idĂ©al absolu de beautĂ© et la volontĂ© de dĂ©passer la nature par l’art. Cette recherche l’emmĂšne Ă  crĂ©er Les Esclaves du Louvre pour parvenir jusqu’à l’expression de l’ineffable dans ses derniĂšres Ɠuvres. Repoussant alors la notion de Renaissance au-delĂ  du territoire de la Toscane, l’exposition replace cette pĂ©riode dans un contexte dĂ©sormais plus large et complexe qu’il ne l’était au dĂ©but du Quattrocento. Elle met l’accent autant sur la production de Florence avec des figures majeures comme Donatello et Michel-Ange que sur les autres foyers rĂ©gionaux qui ont adoptĂ© mais aussi rĂ©adaptĂ© ce langage artistique nouveau. Un phĂ©nomĂšne visible notamment dans la reprise des modĂšles ou des thĂšmes qui, refondus dans une lecture locale, deviennent Ă  leur tour source d’un nouveau langage, propre et distinct, et ce particuliĂšrement dans les rĂ©gions du Nord de l’Italie, comme Ă  Milan (avec Solari et BambaĂŻa), Venise (avec Tullio Lombardo), Bologne (avec Guido Mazzoni), mais aussi Sienne (avec Francesco di Giorgio Martini) et Padoue (avec Riccio). L’exposition propose aussi d’aller Ă  la dĂ©couverte d’artistes moins rĂ©putĂ©s, d’admirer des Ɠuvres difficilement accessibles de par leur lieu de conservation (Ă©glises, petites communes, situation d’exposition dans les musĂ©es), afin de les remettre en lumiĂšre, mais aussi en contexte. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

© 2026 FrancoPod

Language
Site