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đ âLe Paris de Dufyâ au MusĂ©e de Montmartre, Parisdu printemps Ă septembre 2021
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âLe Paris de Dufyâ au MusĂ©e de Montmartre, Paris du printemps Ă septembre 2021 Extrait du communiquĂ© de presse : Commissariat : Didier Schulmann, Ancien Conservateur au MusĂ©e national dâart moderne/CCI â Centre Pompidou, Paris Saskia Ooms, Responsable de la conservation du MusĂ©e de Montmartre ScĂ©nographie, Atelier Maciej Fiszer La mĂ©moire collective retient de Raoul Dufy (1877-1953) la dextĂ©ritĂ© de son trait, lâĂ©quilibre de ses compositions, son talent de coloriste, son sens de la synthĂšse et sa monumentale FĂ©e ElectricitĂ© ; et sous la plume des critiques, pour caractĂ©riser son oeuvre, les mots de charme, distinction, lĂ©gĂšretĂ©, Ă©lĂ©gance, fraĂźcheur se sont imposĂ©s Ă la sensibilitĂ© commune. Lâexposition « Le Paris de Dufy » que prĂ©sente le MusĂ©e de Montmartre a pour ambition de montrer et dâĂ©tudier le choix de la thĂ©matique de Paris comme motif dans lâoeuvre de lâartiste : un sujet qui, malgrĂ© les nombreuses expositions dĂ©diĂ©es Ă Raoul Dufy, nâa jamais Ă©tĂ© traitĂ© jusquâĂ aujourdâhui. OrganisĂ©e avec la participation exceptionnelle du Centre Pompidou, en partenariat avec le Mobilier national et les manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie, lâexposition rĂ©unit prĂšs de deux-cents oeuvres et documents de Raoul Dufy (peintures, dessins, aquarelles, lithographies, cĂ©ramiques, tapisseries, mobilier, objets et photographies), reprĂ©sentatives du Paris qui a inspirĂ© lâartiste : Montmartre, ses ateliers parisiens, ses monuments les plus emblĂ©matiques â la tour Eiffel, le PanthĂ©on, les Invalides, lâOpĂ©ra, les soirĂ©es mondaines, la Seine, les balades en canotage sur la Marne et les promenades au Bois de Boulogne⊠Elle se veut aussi ĂȘtre un hommage Ă celui qui occupa lâun des ateliers du 12 rue Cortot -oĂč se situe aujourdâhui le MusĂ©e de Montmartre- et qui Ă partir de 1911, sâinstalle au 5 impasse Guelma : lieu qui vit naĂźtre un grand nombre de chefs-dâoeuvre dont certains figurent dans lâexposition et qui fut durant toute la vie du peintre son point dâattache. Les oeuvres exposĂ©es, datĂ©es de 1898 Ă 1953, ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es parmi les collections du MNAM, Centre Pompidou et des musĂ©es dĂ©positaires -ChĂąteau-MusĂ©e Grimaldi-Cagnes sur mer, MusĂ©e dâArt moderne AndrĂ© Malraux â MuMa, Le Havre, MusĂ©e National de la CĂ©ramique-SĂšvres, MusĂ©e des Tissus-Lyon, MusĂ©e des Beaux-Arts de Bordeaux, MusĂ©e dâArts de Nantes, MusĂ©e des Beaux-Arts Jules ChĂ©ret- Nice ; le MusĂ©e dâart Moderne de Paris, Palais Galliera, MusĂ©e de la Mode de Paris, MusĂ©e Calvet-Avignon, le MusĂ©e de Grenoble, le MusĂ©e Calvet dâAvignon. A celles-ci sâajoutent, les prĂȘts prĂ©cieux de mobiliers consentis par Le Mobilier national et les manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie. Des prĂȘts dâimportantes collections privĂ©es et de galeries couronnent lâensemble. Le catalogue [Ă©ditĂ© par In Fine Ă©ditions dâart] qui rĂ©unit les essais des commissaires Didier Schulmann et Saskia Ooms , de Sophie Krebs , conservatrice gĂ©nĂ©rale du patrimoine et responsable des collections du MusĂ©e dâArt moderne de Paris, de Romy Golan , professeure de lâhistoire de lâart du XXĂšme siĂšcle au Graduate Center of the City University of New York ainsi quâun entretien inĂ©dit avec Fanny Guillon-Laffaille , experte de lâoeuvre de Raoul Dufy et auteure du catalogue raisonnĂ©, enrichit nos connaissances sur cette thĂ©matique, qui rappelons-le, est pour la premiĂšre fois Ă©tudiĂ©e. Raoul Dufy (Le Havre 1877- Forcalquier 1953) Raoul Dufy est nĂ© le 3 juin 1877 au Havre. Il est le deuxiĂšme des neuf enfants de LĂ©on-Marius Dufy et de Marie-EugĂ©nie Lemonnier. Son pĂšre est comptable, musicien, maĂźtre de la chapelle Saint-Joseph. Il transmettra son amour de la musique Ă plusieurs de ses fils, Raoul jouera du piano et de lâorgue. En 1891, alors ĂągĂ© de quatorze ans, le jeune Raoul qui dessine dĂ©jĂ beaucoup, est contraint dâaider financiĂšrement sa famille ; il travaille au port du Havre pour une maison dâimportation de cafĂ©s brĂ©siliens et y passe cinq ans : « J âai passĂ© ma vie sur le pont des navires : câest une formation idĂ©ale pour un peintre. » confiera-t-il quelques annĂ©es plus tard. Octobre 1899, Raoul Dufy quitte le Havre pour Paris AprĂšs avoir obtenu une bourse de la ville du Havre oĂč il a commencĂ© son apprentissage du dessin en suivant les cours du soir de Charles Lhuillier Ă lâEcole municipale des Beaux-Arts, Raoul Dufy dĂ©cide, pour perfectionner sa formation, de quitter sa ville natale pour Paris. Il sâinscrit alors Ă lâEcole nationale SupĂ©rieure des Beaux-Arts, est admis dans lâatelier de LĂ©on Bonnat oĂč il y retrouve son camarade Ămile-Othon Friesz (Le Havre, 1879 â Paris, 1949) qui y travaille dĂ©jĂ depuis deux ans. Dans la foulĂ©e de son arrivĂ©e, Dufy loge dans des ateliers successifs, passant trĂšs alternativement de la rive droite Ă la rive gauche : 9, rue Campagne- PremiĂšre en 1899 puis Ă Montmartre au 12, rue Cortot avec Othon Friesz ; ensemble, ils vont occuper un atelier situĂ© au premier Ă©tage de lâaile droite (actuel emplacement du musĂ©e). Paris captive le jeune havrais qui, crayons et carnet de dessins en poche, passe beaucoup de temps Ă arpenter ses rues et ses diffĂ©rents quartiers. Pour se rendre Ă lâEcole des Beaux-Arts, Raoul emprunte souvent la rue Laffitte oĂč au 16, le marchand Durand-Ruel expose les impressionnistes, un peu plus loin au 37, il dĂ©couvre Gauguin, CĂ©zanne chez Ambroise Vollard. Il visite les musĂ©es, se rend rĂ©guliĂšrement au Louvre, observe et se promĂšne dans les jardins, croque les scĂšnes de la vie quotidienne, dessine les monuments emblĂ©matiques, des vues de Paris depuis Montmartre ou dâautres points de vue⊠Peint Ă la maniĂšre impressionniste, il rĂ©alise des portraits et autoportraits ainsi que de nombreux paysages. Ce nâest donc pas un hasard si Didier Schulmann choisi lâexpression flĂąneur en lĂ©vitation comme titre de son essai publiĂ© dans le catalogue de lâexposition. Paris, au fil des rencontres⊠« Mais de Paris ce nâest pas quâune vision monumentale et urbaine qui le passionne. Câest tout ce milieu parisien unique qui permet Ă un peintre de rencontrer tous les acteurs de la scĂšne artistique et littĂ©raire »prĂ©cise Sophie Krebs dans son essai Dufy et Paris La naissance du dĂ©coratif . Assez rapidement, il fait la connaissance de la marchande de tableaux Berthe Weill qui sera la premiĂšre Ă lui acheter en 1902 un pastel La rue de Norvins. Elle le convie par la suite Ă participer Ă ses expositions collectives dans sa galerie-brocante du 25 avenue Victor-MassĂ© Ă Montmartre. Et câest en 1903 que Raoul Dufy participe pour la premiĂšre fois au Salon des IndĂ©pendants oĂč il prĂ©sente des plages normandes et des vues de Montmartre. Le peintre renouvellera son expĂ©rience en 1904 et montrera six peintures dont trois vues de Paris. En 1905, la visite du Salon des IndĂ©pendants est un choc pour Dufy ! Il y dĂ©couvre lâoeuvre dâHenri Matisse « Luxe, calme et voluptĂ© ». SĂ©duit, il adopte alors radicalement le style fauve. Mais le fauvisme nâest quâune Ă©tape vers la dĂ©couverte de son style personnel, il sâen dĂ©tachera en 1907⊠Comme tous les peintres de sa gĂ©nĂ©ration, il est marquĂ© par la grande rĂ©trospective que consacre le Salon dâAutomne Ă Paul CĂ©zanne(1839-1906), disparu lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente en 1906. Dufy prend alors conscience de lâimportance de la gĂ©omĂ©trie des formes. En 1908, un voyage Ă lâEstaque avec Braque fait Ă©voluer ses recherches picturales : il simplifie alors les formes, structure lâespace et adouci ses couleurs. Assez rapidement, il se dĂ©barrasse des contraintes cubistes pour se laisser aller au plaisir de la libertĂ© du trait, lui permettant ainsi de dĂ©velopper son sens de la courbe, de lâarabesque ainsi que la force de suggestion dâune forme Ă peine esquissĂ©e⊠Ces deux pĂ©riodes stylistiques ne produisent aucune oeuvre en lien avec les oeuvres parisiennes. En 1909, Dufy fait la connaissance du cĂ©lĂšbre couturier Paul Poiret (1879-1944) et lors dâun diner que ce dernier donne, rencontre Guillaume Apollinaire (1880-1918). A la demande du poĂšte, Raoul Dufy grave trente bois destinĂ©s Ă illustrer le recueil « Le Bestiaire ou CortĂšge dâOrphĂ©e ». Cette collaboration fructueuse incite Apollinaire Ă introduire Raoul Dufy dans les cercles littĂ©raires parisiens. Quelques mois aprĂšs, Paul Poiret, fascinĂ© par les bois gravĂ©s de lâartiste, lui propose de transposer ces motifs sur textile. LâintĂ©rĂȘt de Dufy pour les arts dĂ©coratifs commence Ă sâaffirmer. Au Salon des IndĂ©pendants de 1910, il prĂ©sente cinq peintures dont trois « Jardins » inspirĂ©s de ses visites au Jardin des Plantes. Et câest en 1911, quâil sâinstalle avec sa jeune Ă©pouse EugĂ©nie-Ămilienne Brisson au 5, impasse Guelma, Ă Montmartre. Cette mĂȘme annĂ©e, il créé avec Paul Poiret, une entreprise dâimpression de tissus au 141, boulevard de Clichy, dĂ©nommĂ©e La petite Usine. Mais câest surtout Ă partir de 1912, en signant un contrat avec la firme de soieries lyonnaise Bianchini-FĂ©rier, que Raoul Dufy exprime pleinement son talent de crĂ©ateur de tissus et de dĂ©corateur. Il y Ă©panouira Ă la fois la stylisation ornementale de ses sujets : monuments, fleurs, animaux, personnages, et son penchant pour la couleur. En aoĂ»t 1914, quelques mois aprĂšs son retour dâun second voyage en Allemagne oĂč il visite Berlin, Cologne, DĂŒsseldorf et oĂč il rencontre le marchand et publiciste dâart Herwarth Walden, la PremiĂšre Guerre mondiale est dĂ©clarĂ©e. Pour avoir dĂ©clarĂ© un rhumatisme articulaire aigu, il ne pourra pas ĂȘtre envoyĂ© au Front. Son engagement patriotique se traduit alors Ă travers la diffusion de gravures de propagande issues de sa propre entreprise, Iconographie Raoul Dufy , créée en 1915. La qualitĂ© et la variĂ©tĂ© des sĂ©ries quâil fait sortir des presses dâĂpinal lui valent, en janvier 1917, dâĂȘtre mis Ă la disposition du musĂ©e de la Guerre. En fĂ©vrier 1918, Dufy devient le conservateur adjoint, chargĂ© de la bibliothĂšque. Il a la charge des documents bibliographiques et iconographiques, dont des photographies, comportant des vues aĂ©riennes qui, on le suppose, auront une influence sur son travail de peintre. 1919 : Dufy devient subitement Dufy En 1919, sa peinture acquiert un dynamisme nouveau, il se concentre sur trois domaines : la fluiditĂ©, la couleur et le mouvement. LâoriginalitĂ© du vĂ©ritable « style Dufy » que lâartiste met en place et auquel il restera fidĂšle tient dans la dissociation de la forme et de la couleur. La forme, donnĂ©e par le dessin tracĂ© au crayon, Ă lâencre de Chine, au pinceau fin, voire grattĂ©e directement dans un Ă -plat de couleur, structure la scĂšne et lui apporte la vie. La couleur, Ă©talĂ©e tantĂŽt en larges Ă -plats, tantĂŽt en zĂ©brures nerveuses et rapides, dĂ©bordant largement pour crĂ©er une ambiance faite de tons purs et rayonnants. Cette mĂȘme annĂ©e, il signe un premier contrat avec les galeristes Bernheim-Jeune et Vildrac, il y exposera jusquâen 1932. Poursuivant inlassablement ses recherches sur la lumiĂšre et la couleur, Raoul Dufy effectue, en 1922, un long voyage en Italie oĂč il fait la connaissance du critique Pierre Courthion qui lui consacrera une monographie en 1929. Il rencontre, quelques temps aprĂšs, le cĂ©ramiste catalan Josep Llorens i Artigas(1892-1980), qui lui permet dâouvrir un nouveau champ artistique. Il sâimposera quelque temps plus tard comme un exceptionnel dĂ©corateur de cĂ©ramique. 1923 : Paris et ses monuments inspirent Dufy Raoul Dufy est sollicitĂ© en 1923 pour rĂ©aliser une sĂ©rie de cartons de tapisseries sur le thĂšme de Paris et de ses monuments. Ils serviront Ă des garnitures de siĂšges, Ă un paravent et seront exĂ©cutĂ©s par la manufacture nationale de Beauvais. En 1925, il peint Paris Ă vol dâoiseau pour une tenture pour Poiret dont il reprend et adapte le concept pour le paravent commandĂ© par lâEtat et rĂ©alisĂ© en 1933. Cette composition inventĂ©e par un Dufy en lĂ©vitation au-dessus du paysage urbain parisien renoue avec un genre passĂ© de mode : les panoramas. Christian Zervos Ă©voquera cette conception originale dans SĂ©lection. Chronique de la vie artistique « Le voici sâamusant Ă prendre Paris comme sujet de son oeuvre. Paris est reprĂ©sentĂ© Ă vol dâoiseau ; des maisons serrĂ©es les unes contre les autres comme dans les anciennes reprĂ©sentations des villes qui ornent les relations de voyage. Par endroits se dĂ©tachent les monuments de la capitale. Pour en donner lâaspect principal, Dufy les a tournĂ©s tous vers le spectateur. Lâeffet en est des plus heureux ». LâannĂ©e suivante, en 1926, il réédite en hommage Ă son ami Guillaume Apollinaire dĂ©cĂ©dĂ© en 1918 Le poĂšte assassinĂ© . Ce sont des monuments emblĂ©matiques parisiens comme La Basilique du SacrĂ© Coeur, le PanthĂ©on⊠quâil choisit comme dĂ©cor des 36 lithographies. En 1934, Marie Cuttoli, cĂ©lĂšbre mĂ©cĂšne de la tapisserie moderne, qui souhaitait par une collaboration avec des artistes contemporains renouveler la tapisserie dâAubusson, propose Ă Raoul Dufy de crĂ©er de nouveaux cartons de tapisseries sur le thĂšme de Paris. Les deux tapisseries rĂ©alisĂ©es respectivement en 1934 et 1937 par les lissiers de lâatelier AndrĂ© Delarbre sont prĂ©sentes dans lâexposition et pour la premiĂšre fois rĂ©unies ! En 1936, son talent dâartiste dĂ©corateur Ă©tant largement reconnu, plusieurs commandes de dĂ©cors lui sont faites. Il exĂ©cute La Seine, de Paris Ă la mer pour parer le mur de lâhĂ©micycle du bar-fumoir du théùtre du Palais de Chaillot. Et câest en 1937, quâil rĂ©alise pour le pavillon de lâElectricitĂ© Ă lâExposition internationale des arts et des techniques La FĂ©e ElectricitĂ© . Cette mĂȘme annĂ©e, il est invitĂ© Ă ĂȘtre membre du jury du prix Carnegie, et se rend pour la premiĂšre fois aux Ătats-Unis, Ă Pittsburg en Pennsylvanie. A partir de 1938, la couleur et la lumiĂšre occupent une place prĂ©pondĂ©rante dans son oeuvre, sublimant les scĂšnes de cargos, dâateliers et dâhommages aux musiciens qui caractĂ©risent Ă cette Ă©poque sa production. Comme le dit si bien le cĂ©lĂšbre critique dâart et fondateur du MusĂ©e national dâArt moderne de Paris Jean Cassou(1897-1986), « Coloriste unique, lâun des plus merveilleux de tous les temps, il sait de ses Ă©tonnants bleus, verts, jaunes et violets, emplir une toile, la saturer, en faire une explosion dâintensitĂ©. « De la lumineuse et juvĂ©nile Vue de Paris depuis Montmartre de 1902 (p. suivante) Ă la crĂ©pusculaire pochade de 1952 pour la brochure touristique de ThĂ©rĂšse Bonney (p16), câest bien un Paris vu dâen haut, et ses monuments vus de face, qui traversent toute lâoeuvre de Dufy, sur quelque support quâil les inscrive. Pour accompagner lâexposition, un catalogue coĂ©ditĂ© par le MusĂ©e de Montmartre et les Editions In FinĂ© est publiĂ©. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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