🔊 “Marc Riboud” Histoires possiblesau MusĂ©e Guimet, Parisdu 16 dĂ©cembre 2020 au 3 mai 2021
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🔊 “Marc Riboud” Histoires possiblesau MusĂ©e Guimet, Parisdu 16 dĂ©cembre 2020 au 3 mai 2021

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“Marc Riboud” Histoires possibles au MusĂ©e Guimet, Paris du 16 dĂ©cembre 2020 au 3 mai 2021 Extrait du communiquĂ© de presse : Commissaires : Sophie Makariou, PrĂ©sidente du MNAAG, commissaire gĂ©nĂ©rale LorĂšne Durret, Directrice de Les Amis de Marc Riboud JĂ©rĂŽme GhesquiĂšre, Responsable des collections photographiques du MNAAG L’exposition consacrĂ©e au photographe Marc Riboud (1923-2016) marque l’entrĂ©e de l’intĂ©gralitĂ© de son oeuvre dans les collections nationales, conformĂ©ment Ă  son souhait. Figure Ă©minente de la photographie, Marc Riboud a marquĂ© la seconde moitiĂ© du 20Ăšme siĂšcle par son regard profondĂ©ment personnel sur le monde. Photographe plus que reporter, il laisse derriĂšre lui plus de 50 000 photographies (nĂ©gatifs, diapositives et Ă©preuves sur papier) oĂč l’Asie domine. Qui d’entre nous ne s’identifie pas Ă  telle ou telle image qu’il a toujours connue, et n’a le sentiment ainsi de feuilleter avec l’album du monde celui de sa famille ? De l’immĂ©diat aprĂšs-guerre Ă  la Chine atemporelle des monts Huang Shan, c’est Ă  un parcours de plus de cinquante ans sur tous les continents, avec une place privilĂ©giĂ©e pour l’Asie, qu’invite cette exposition rĂ©trospective sur l’oeuvre de Marc Riboud. Marc Riboud rĂ©alise ses premiers reportages Ă  l’étranger sur les recommandations de Robert Capa et Henri Cartier-Bresson, fondateurs de l’agence Magnum qu’il a rejointe en 1953 et dont il dĂ©missionnera en 1979 en conservant des liens amicaux. Il fait d’abord ses armes dans la France et l’Angleterre de l’aprĂšs-guerre et crĂ©e d’emblĂ©e des images qui habitent notre imaginaire collectif dont le fameux Peintre de la tour Eiffel , des images iconiques de Paris ou encore l’un des derniers portraits de Sir Winston Churchill. Puis c’est un pĂ©riple en Europe orientale. AprĂšs la Yougoslavie, gĂ©opolitique d’un autre siĂšcle, et les milieux ouvriers de l’Angleterre (1953-1954), son premier voyage vers l’Orient islamique commence en 1955 par la Turquie avant de partir pour l’Asie en voiture. Au terme d’un voyage de trois ans qui le porte jusqu’au Japon, la grande rĂ©vĂ©lation de sa vie de photographe sera la Chine, alors presque fermĂ©e. Il y effectuera tout au long de sa vie de nombreux voyages. De ses longs sĂ©jours en Asie du Sud-Est, en Chine, au Japon, en Afghanistan, en Inde, au NĂ©pal, il rapporte des images essentielles, saisissant un continent en pleine mutation, Ă  travers des images empreintes d’une rigoureuse gĂ©omĂ©trie et d’une profonde sensibilitĂ©. Loin de tout sensationnalisme son regard accueille l’humain, dans son universalitĂ© comme dans le tourbillon des grands bouleversements qui ont ponctuĂ© l’histoire de la seconde moitiĂ© du 20e siĂšcle. Grande rĂ©trospective embrassant tout l’oeuvre du photographe disparu en 2016, l’exposition met en Ă©vidence le parcours d’une vie, depuis ses premiĂšres photographies prises Ă  Lyon – la ville de son enfance – et dans la France de l’aprĂšs-guerre, jusqu’aux ultimes photographies faites en Chine, notamment dans les montagnes du Huang Shan. La photographe Sarah Moon l’y accompagne et porte un regard tout diffĂ©rent ; il offre avec celui de Marc Riboud un frappant contre-point. Sans rien nĂ©gliger de l’art de la composition, il forge une oeuvre oĂč s’exprime une sensibilitĂ© profonde Ă  l’ĂȘtre humain, dans sa solitude comme dans ses aventures collectives. Il saisit tout au long de son parcours, de puissantes images de foules. Puis vient le reste du monde : l’Alaska, le Maghreb et l’Afrique – aux temps des indĂ©pendances –, Cuba, les États-Unis. C’est Ă  Washington en 1967 qu’il photographie la Jeune fille Ă  la fleur , devenue une image manifeste contre la guerre du Vietnam qui fit le tour du monde. La derniĂšre partie de l’exposition est consacrĂ©e Ă  l’Asie : les tourments de l’histoire devaient y ĂȘtre documentĂ©s. Que ce soit au Vietnam, au Bangladesh ou encore au Cambodge, Marc Riboud s’en charge avec dignitĂ©, produisant des images contenues, bouleversantes et universelles. La Chine enfin, se raconte en noir et blanc mais aussi en couleurs. Marc Riboud y retourne rĂ©guliĂšrement pour y chercher les tĂ©moignages des Ă©volutions et des paradoxes d’un rĂ©gime politique qui fait entrer sa sociĂ©tĂ© dans de profondes mutations. Dans la rĂ©gion de l’Anhui, il capte l’essence impalpable de la beautĂ© des rochers en pain de sucre chargĂ©s d’écharpes de brouillard, de nuages et de pins Ă©lancĂ©s. En s’approchant ainsi de la sensibilitĂ© d’un lettrĂ©, il livre une moderne interprĂ©tation de la peinture au lavis d’encre sur papier. Le catalogue de l’exposition MARC RIBOUD – HISTOIRES POSSIBLES une coĂ©dition MNAAG / RMN-GP « Je photographie comme le musicien chantonne. Regarder est une respiration et, quand le hasard est avec moi et qu’une bonne photo m’est donnĂ©e, le bonheur n’est pas loin. » Ce photographe, c’est Marc Riboud, qui nous a emmenĂ©s avec lui pendant toute la seconde moitiĂ© du 20e siĂšcle, lĂ  oĂč l’entraĂźnaient sa curiositĂ© et sa recherche de surprises et de beautĂ©. On le suit d’abord sur la route qui le mĂšne d’Istanbul Ă  Calcutta, puis en Chine, alors terra incognita , en Afrique et en AlgĂ©rie au moment des indĂ©pendances, mais aussi au Vietnam pendant la guerre, au Cambodge
, captant ici et lĂ  des images qui se fixent dans notre mĂ©moire comme cette Jeune Fille Ă  la fleur (1967), symbole de l’aspiration Ă  la paix. PubliĂ©e Ă  l’occasion de la grande exposition rĂ©trospective montrĂ©e au musĂ©e national des arts asiatiques – Guimet, cette monographie retrace en quelque deux cents photographies le travail de Marc Riboud. Nourri de textes de spĂ©cialistes, mais aussi de contributions plus intimes, l’ouvrage invite Ă  emboĂźter le pas au photographe pour le suivre au long de son pĂ©riple sensible autour du monde. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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