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🔊 “Munch“ Un poème de vie, d’amour et de mortau Musée d’Orsay, Parisdu 20 septembre 2022 au 22 janvier 2023
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“Munch“ Un poème de vie, d’amour et de mort au Musée d’Orsay, Paris du 20 septembre 2022 au 22 janvier 2023 Interview de Estelle Bégué, Chargée d’études documentaires au musée d’Orsay, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 19 septembre 2022, durée 24’26. © FranceFineArt. Communiqué de presse Commissariat : Claire Bernardi, Directrice du musée de l’Orangerie Avec la collaboration d’Estelle Bégué, Chargée d’études documentaires au musée d’Orsay Cette exposition est organisée par le musée d’Orsay, Paris, en partenariat exceptionnel avec le MUNCHMuseet, Oslo. On peut être célèbre et pourtant méconnu : force est de constater que la réception de l’oeuvre de Munch souffre de l’effet réducteur produit par sa cristallisation autour d’une seule image : Le Cri. S on élévation au rang d’icône en a fait une sorte d’écran derrière lequel s’efface l’oeuvre qui l’a permise et lui donne son sens. L’ambition de cette manifestation est de montrer l’ampleur de la production artistique de Munch, en explorant son itinéraire – soixante ans de création— dans toute sa durée et sa complexité. Près d’une centaine d’oeuvres seront exposées, dont environ cinquante peintures majeures et un ensemble important de dessins et d’estampes. Cette exposition s’inscrit naturellement dans un des grands axes de programmation du musée d’Orsay qui s’attache, depuis sa création, à faire découvrir ou redécouvrir les grandes figures qui ont tracé la voie de la modernité, française mais aussi internationale. Plusieurs manifestations ont été ainsi consacrées à l’art du Nord de l’Europe, comme, en 2012, au grand peintre finlandais Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), ou, plus récemment, au symbolisme dans les pays baltes (Ȃ mes sauvages , 2018). En 1991 déjà , une première exposition avait été consacrée à l’artiste norvégien. Intitulée Munch et la France, elle s’attachait plus particulièrement à ses années parisiennes. La dernière exposition qui lui a été consacrée en France (Centre Pompidou – Musée national d’art moderne, 2011) abordait sa création en prenant pour prisme son « oeil moderne ». Cette présentation d’ampleur, plus de dix ans plus tard, assume une dimension rétrospective, et embrassera l’ensemble de la carrière de l’artiste. L’oeuvre de Munch occupe dans la modernité artistique une place charnière. Elle plonge ses racines dans le XIXème siècle pour s’inscrire pleinement dans le suivant. Plus encore, son oeuvre tout entière, des années 1880 à sa mort, est innervée par une vision du monde singulière lui conférant une puissante dimension symboliste. Le symbolisme chez Munch ne se réduit pas en effet aux quelques chefs-d’oeuvre qu’il a créés dans les années 1890. L’historiographie traditionnelle a eu tendance à élever au rang d’icônes indépassables ces quelques oeuvres, quitte à dénigrer parfois sa production plus tardive, ou au contraire à voir en elles un expressionnisme précoce. Plutôt que d’opposer un symbolisme fin-de-siècle à un expressionnisme qui ancrerait Munch dans la scène moderne, sera proposée une lecture globale de son oeuvre mettant en avant sa grande cohérence. C’est pourquoi le parcours proposé ne s’astreindra pas à une logique chronologique ; il se construira plutôt sur le principe du cycle, qui a joué un rôle clé dans sa pensée et son art. Fasciné par le concept de métabolisme, Munch exprime en effet fréquemment l’idée que l’humanité et la nature sont inexorablement unies dans le cycle de la vie, de la mort et de la renaissance. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.