🔊 “Tatiana Trouvé“ Le grand atlas de la désorientationau Centre Pompidou, Parisdu 8 juin au 22 août 2022
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🔊 “Tatiana Trouvé“ Le grand atlas de la désorientationau Centre Pompidou, Parisdu 8 juin au 22 août 2022

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“Tatiana Trouvé“ Le grand atlas de la désorientation au Centre Pompidou, Paris du 8 juin au 22 août 2022 Interview de Jean-Pierre Criqui, conservateur, service des collections contemporaines, Musée national d’art moderne et commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 2 juin 2022, durée 19’43. © FranceFineArt. Communiqué de presse Commissariat : Jean-Pierre Criqui, conservateur, service des collections contemporaines, Musée national d’art moderne, assisté d’Annalisa Rimmaudo, attachée de conservation au service des collections contemporaines, Musée national d’art moderne. Pour cette monographie au Centre Pompidou, Tatiana Trouvé est invitée à s’emparer des quelque huit cents mètres carrés de la Galerie 3. Le dessin, qui est au cœur du travail de l’artiste depuis ses débuts, structure et recompose l’espace de cette exposition. L’ensemble de dessins réunis, dont certains grands formats spécialement conçus pour l’exposition, dans la variation des accrochages aux murs ou en suspens, dans le dialogue entretenu avec les sculptures mais aussi avec un sol entièrement recréé par l’artiste, propose un parcours pour le regard produisant une expérience de désorientation. Née à Cosenza (Calabre) en 1968, Tatiana Trouvé a passé son enfance en Afrique, à Dakar, avant de venir vivre en France où elle a fait des études d’art à la Villa Arson (Nice), suivies par un séjour de deux ans aux Ateliers 63 de Haarlem (Pays-Bas). Elle compte aujourd’hui parmi les artistes de sa génération les plus internationaux et a exposé dans le monde entier. Ses oeuvres figurent dans les grandes collections publiques et privées en France comme à l’étranger. Lauréate du prix Fondation d’entreprise Ricard en 2001, elle a reçu en 2007 le Prix Marcel Duchamp et le prix Rosa Schapire en 2019. Installée à Paris au milieu des années 1990, Tatiana Trouvé a développé depuis lors une œuvre aussi vaste qu’ambitieuse, où dessin et sculpture s’entrecroisent en un mouvement de va-et-vient permanent. Son travail dans l’espace à trois dimensions procède d’une invention de lieux à (ré)habiter, tandis que sa production graphique fait surgir, comme autant de scènes, des arrangements fragmentaires d’éléments architecturaux, paysagers et mobiliers qui évoquent le rêve et ses mécanismes. L’ensemble de ses travaux est marqué par l’absence de la figure humaine, bien qu’abondent les signes de son passage et de son activité. En découle une mélancolie distincte, propre à ce monde imaginaire flottant entre abandon et possibilité de reconstruction. Une forme d’ « art de la mémoire » semble ici opérer, qui tiendrait non pas d’une technique de mémorisation, comme ce fut le cas pendant l’Antiquité ou à la Renaissance, mais d’un jeu avec l’oubli laissant au souvenir toute latitude de s’impréciser à l’image des théâtres incertains que campent les dessins, de leur composition et de la disjonction suscitée par l’hétérogénéité de leurs matériaux, qui contribuent à instaurer une énigme générale (une série des années 2010 s’intitule Les Dessouvenus ). L’ « intérieur », notion des plus ambiguës en matière de bâti aussi bien que de psychologie, s’élabore ainsi comme le site par excellence de l’étrangeté. Dans cette oeuvre dont la singularité et la force significatrice s’imposent aujourd’hui avec une évidence toujours grandissante. #Publication Le catalogue de l’exposition, « Le grand atlas de la désorientation », lui aussi, est conçu en collaboration avec l’artiste et pensé comme un livre d’exception. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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