🔊 “Tout un film !”au Drawing Lab, centre d’art privĂ© dĂ©diĂ© au dessin contemporain, Parisdu 16 janvier au 25 fĂ©vrier 2021
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🔊 “Tout un film !”au Drawing Lab, centre d’art privĂ© dĂ©diĂ© au dessin contemporain, Parisdu 16 janvier au 25 fĂ©vrier 2021

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“Tout un film !” au Drawing Lab, centre d’art privĂ© dĂ©diĂ© au dessin contemporain, Paris du 16 janvier au 25 fĂ©vrier 2021 Extrait du communiquĂ© de presse : Commissaire d’exposition : Joana P. R. Neves, directrice artistique de DRAWING NOW Art Fair, en collaboration avec Françoise LĂ©merige, chargĂ©e du traitement de la collection des dessins et des oeuvres plastiques Ă  La CinĂ©mathĂšque française. Artistes invitĂ©s : Mathieu Dufois, Camille Lavaud, Antoine Marquis, Elsa Werth Dessins de : Paul Grimault, Akira Kurosawa, Alejandro Jodorowsky, Alex Tavoularis, SĂ©bastien Laudenbach L’exposition Tout un Film ! prĂ©sente un ensemble de spĂ©cimens sĂ©lectionnĂ©s parmi les collections de La CinĂ©mathĂšque française, qui viennent se mĂȘler aux oeuvres issues des ateliers des artistes ainsi que des fonds de leurs galeries. Notre sĂ©lection permet de mettre en lumiĂšre l’influence croisĂ©e de ces deux arts, du storyboard Ă  la matiĂšre mĂȘme de la rĂ©alisation du film, le celluloĂŻd. Nous sommes partis de deux constats : d’une part, que le cinĂ©ma est aussi un exercice graphique, de la prĂ©paration Ă  la rĂ©alisation ; et d’autre part, que les artistes contemporains s’y rĂ©fĂšrent volontiers par le biais de l’expression graphique. L’apparition et la disparition des images est Ă  l’oeuvre dans les deux mediums, cinĂ©ma et dessin contemporain ; s’éloignant parfois de l’histoire pour se concentrer sur le contour d’un personnage, l’atmosphĂšre d’une scĂšne, la texture de la narration, la lumiĂšre et l’artifice de la profondeur, ainsi que le design des gĂ©nĂ©riques. Ce croisement entre graphie et cinĂ©matographie se perçoit dans un dialogue entre le 7Ăšme et le 9Ăšme art, le cinĂ©ma et la bande dessinĂ©e par exemple, dans le rapport Ă  la vignette comme structure de la narration. Ceci s’illustre parfaitement Ă  travers les story-boards du film iconique Le Parrain 2 (Francis Ford Coppola,1973), issus des fonds de la CinĂ©mathĂšque française et exĂ©cutĂ©s par la main experte d’Alex Tavoularis. Camille Lavaud, plasticienne, rĂ©alise quant Ă  elle des posters et des storyboards fictionnels qui ont un statut proche de la bande dessinĂ©e, tout en faisant un clin d’oeil aux mĂ©thodes et Ă  la culture filmique. La pratique de Camille Lavaud emploie le dessin comme moyen d’arriver au cinĂ©ma, en passant par la fausse affiche, la bande dessinĂ©e en guise de storyboard, des livres fictionnels dont les images publicitaires sont, elles aussi, dessinĂ©es, tout en montant, en amont, avec une production aussi dĂ©lirante que prolifique, vers le gĂ©nĂ©rique du film oĂč les logos et les crĂ©dits qui dĂ©filent sont inventĂ©s et dessinĂ©s, puis vers le court-mĂ©trage, mettant en scĂšne des mystĂšres animĂ©s par des dessins et par des personnages faisant allusion au cinĂ©-noir, le dĂ©tournant, tout en le mystifiant et le dĂ©mystifiant Ă  la fois. La derniĂšre remontĂ©e vers ce cinĂ©ma-origine est le long-mĂ©trage qui s’intitutle La Vie Souterraine , 2017, dont les Ă©lĂ©ments de prĂ©paration et les Ă©tapes intermĂ©diaires, sont montrĂ©es dans Tout Un Film ! Par ailleurs, les vidĂ©os Sang d’Encre , 2017 et La Vie Souterraine , 2017 qui existent Ă  prĂ©sent sous forme de teaser, sont diffusĂ©es, pour accorder une Ă©tape de plus Ă  cette remontĂ©e vers une narration qui se fait de la marge vers le centre, en point de fuite. Dessin et cinĂ©matographie se rejoignent Ă  nouveau Ă  travers les trois dessins sur support celluloĂŻd du film d’animation La BergĂšre et le ramoneur de Paul Grimault (1948), inclus dans l’exposition. Rares et prĂ©cieux, ces celluloĂŻds sont aussi extrĂȘmement fragiles. Ils expriment une facette moins explorĂ©e de l’image mouvement : son rapport Ă  la bande dessinĂ©e de par l’animation, mais aussi au story-board ou mĂȘme au dessin libre entrepris par maints rĂ©alisateurs. Ils attirent aussi l’attention sur le matĂ©riau mĂȘme du film, une ligne souvent reprise par les artistes plasticiens, comme l’artiste Sud-Africain William Kentridge. Sont prĂ©sentĂ©es Ă©galement des maquettes d’affiches du rĂ©alisateur SĂ©bastien Laudenbach pour son film La jeune fille sans mains (2015) ainsi que des dessins de l’animation finale prĂ©sentĂ©s sur table lumineuse grĂące Ă  la galerie MIYU. Mathieu Dufois a, quant Ă  lui, travaillĂ© directement avec les ressources de dessins conservĂ©s et archivĂ©s dans la collection de La CinĂ©mathĂšque, en Ă©troite collaboration avec Françoise LĂ©merige. Il est parti d’un dessin du dĂ©corateur Alexandre Trauner pour un film qui n’a jamais vu le jour, La Fleur de l’ñge de Marcel CarnĂ© (1947), et qui aurait Ă©tĂ© la premiĂšre apparition sur Ă©cran d’Anouk AimĂ©e. Cette fascination pour le storytelling cinĂ©matographique est aussi Ă  l’oeuvre dans les dessins d’Antoine Marquis. AprĂšs avoir visitĂ© les collections graphiques (dessins, affiches, matĂ©riel publicitaire) de La CinĂ©mathĂšque, il s’est inspirĂ© de plusieurs sources possibles et a dĂ©cidĂ© de produire de nouvelles oeuvres pour Tout un Film ! Il a notamment rĂ©alisĂ© des dessins issus d’images mĂ©dicales d’archives des annĂ©es 30 Ă  caractĂšre de films expressionnistes en clair-obscur, avec une atmosphĂšre fantastique et Ă©trange, intitulĂ© LuminothĂ©rapie . Les dessins d’Akira Kurosawa pour Les Sept SamouraĂŻs (1954), conservĂ©s Ă  la CinĂ©mathĂšque, sont pour leur part Ă  rapprocher de la bande dessinĂ©e et du manga. Finalement, la dĂ©marche conceptuelle du rendu perspectif que le cinĂ©ma a en commun avec le dessin d’observation est performĂ© par Elsa Werth, une artiste qui s’intĂ©resse aux dessous de l’image et Ă  ses correspondances dans l’espace abstrait mental. La contribution d’Elsa Werth apporte une dimension conceptuelle aux outils communs au cinĂ©ma et au dessin, dans leur rendu de l’expĂ©rience de l’espace. Point de Fuite , 2017, l’oeuvre prĂ©sentĂ©e, a une prĂ©sence parasitaire, rappelant Ă  la fois l’espace tridimensionnel dans lequel vit le spectateur et l’artifice de la profondeur du cinĂ©ma, Ă©voquant les lois de perspective du dessin. La version exposĂ©e de ce travail est composĂ©e de 4 marques ou plus faites avec un tampon sur un ou plusieurs des murs de l’exposition. Le tampon inscrit un X (=un point) et juste au dessous VANISHING POINT (=le sens du point) sur la surface du mur. Il fait rĂ©fĂ©rence aux points de fuite qui permettent de construire la reprĂ©sentation d’un espace en trois dimensions sur une surface en deux dimensions : de crĂ©er une perspective, de donner l’illusion de la profondeur. Dans notre systĂšme de reprĂ©sentation, il est possible de crĂ©er des perspectives Ă  1, 2 ou 3 points de fuite, mais au delĂ , l’image perd son encrage Ă  la rĂ©alitĂ© pour tendre vers l’abstraction. Un personnage mystĂ©rieux et un ready-made d’Alejandro Jodorowsky des annĂ©es 1960 issus de la collection de La CinĂ©mathĂšque rappellent l’importance du dessin dans la constuction non seulement du personnage mais aussi de l’univers de l’oeuvre. Cette rĂ©trospective cinĂ©ma se clĂŽt avec la projection d’un film de l’artiste sud-africain William Kentridge, Tide Table (2013, 8,02 min), 9e film de la sĂ©rie des Drawings for Projection. L’ensemble de ces Dessins pour projection ont pour toile de fond l’histoire de l’Afrique du Sud vue Ă  travers deux personnages qui sont des alter-ego de l’artiste : Soho Eckstein, le riche homme d’affaires avec son cigare et son complet rayĂ©, et Felix Teitlebaum, l’exilĂ©, le rĂȘveur toujours nu et souvent vu de dos. Dans ce 9e Ă©pisode de la sĂ©rie, on retrouve Soho Eckstein vieillissant sur la plage de Muizenberg, empli des souvenirs de son enfance. On y retrouve aussi une technique chĂšre Ă  l’artiste, qu’il qualifie d’ “animation du pauvre” : au lieu de multiplier les dessins pour suggĂ©rer le mouvement, il dessine au fusain sur une ou plusieurs feuilles de papier, puis efface des parties pour recommencer un autre dessin ; les traces d’effacement sont visibles et, au fur et Ă  mesure, l’objet se mĂ©tamorphose pour devenir autre chose. Toutes ces opĂ©rations sont filmĂ©es par une camĂ©ra fixe et la narration s’oriente ainsi de façon alĂ©atoire. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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