Le Chemin, épisode 5 : Renouer avec l'estime de soi
La Boussole

Le Chemin, épisode 5 : Renouer avec l'estime de soi

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Bonjour à toutes et à tous. Depuis plusieurs mois, j'ai envie de vous proposer des épisodes solo pour partager avec vous des récits plus intimes et personnels. Partager son vécu est une façon de réaliser le chemin parcouru tout au long des années. Et le faire aujourd'hui, après avoir traversé des périodes de vie intenses, a pour moi une portée symbolique forte. Pour ces premiers épisodes, je vous emmène dans mon histoire avec le sport, la rencontre, les évolutions et les projets à venir. Je ne sais pas encore où cette exploration de l'intime nous mènera. Je crois que le chemin compte davantage que la destination. Si vous avez apprécié ce nouveau format, dites-le-moi sur votre plateforme d'écoute et partagez le podcast autour de vous. Pour ceux qui s'interrogeraient, la photo de couverture est signée Julien Richardson, que je remercie du fond du cœur. Je vous souhaite une bonne écoute du chemin. Extrait En fait, je me souviens encore du goût que ça avait de mettre les doigts dans la bouche au fond de la gorge pour se faire vomir. Je pense qu'en fait, ce goût-là, on ne l'oublie jamais. Ça reste toujours quelque part. Je ne me faisais pas vomir tous les jours, mais régulièrement, quand parfois je trouvais que j'avais trop mangé. Et pourtant, à ce moment-là, je faisais quand même pas mal de sport et je me dépensais bien. Mais je pense que... C'est une époque où on a le collège, au début du lycée, on a un rapport à notre propre corps qui est quand même très compliqué. Il y a plein de choses qui changent, il y a des seins qui poussent, les hanches qui s'élargissent. Pour certains, on a des boutons. Franchement, c'est vraiment des années qui ne sont pas cool du tout, pour l'image de soi et l'estime de soi. Quand j'étais au lycée, je pense que je ne me suis plus trop fait vomir. J'avais un amoureux et je pense que ça me rendait heureuse aussi. qui était un chouette gars et tout. Et je me rappelle, quand on s'est séparés, moi j'étais en prépa, et c'était quand même dur la prépa. Je veux dire, c'était intéressant, mais c'était dur aussi. Et puis en même temps, des fois, on se mangeait des commentaires des profs, c'était pas toujours utile. Et je pense que dès qu'il y a des attaques sur l'estime de nous-mêmes, ça rejaillit aussi sur comment on se voit, et comment on se regarde, qu'est-ce qu'on aime ou qu'on n'aime pas chez nous. Je pense qu'à ce moment-là, je ne m'aimais pas du tout. Et j'ai recommencé à me faire vomir. Maintenant, quand je regarde des photos de moi à cette époque, je me dis, mais n'importe quoi. T'étais trop belle, meuf. Voilà. Mais à ce moment-là, oui. Je me faisais vomir assez régulièrement. Mais je pense que j'avais peur de grossir. Et... Je pense que j'avais pas trop appris à m'aimer ou à aimer mon corps. Je pense que c'était vraiment des choses, ça me semblait très loin de moi. En plus, quand j'étais ado, moi j'étais un peu l'archétype de la première de classe. ses lunettes, son appareil dentaire, l'intello, vous voyez. Donc moi, je m'étais dit, je ne suis pas la plus bonne de tes copines, mais je suis la personne intelligente dans la salle. En tout cas, moi, c'est comme ça que je me voyais, je me percevais comme ça. J'étais en mode, ouais, c'est OK, je ne suis pas la plus belle, mais dans la pièce, je suis peut-être la plus intelligente. J'espère que cet épisode du chemin vous a plu et qu'il vous accompagnera peut-être si vous aussi vous êtes sur la route. Je vous dis à bientôt pour un nouvel épisode. Et d'ici là, prenez soin de vous. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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