PARTIE 2 -EP164, autour de la proposition de la nouvelle Fondation Cartier, "Exposition Générale"
L’esprit critique

PARTIE 2 -EP164, autour de la proposition de la nouvelle Fondation Cartier, "Exposition Générale"

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Après « L’Alerte générale » de Martin Parr, c’est à une « Exposition générale » que nous nous intéressons, en l’occurrence celle que présente la Fondation Cartier pour l’art contemporain à l’occasion de son installation dans son nouveau bâtiment près du musée du Louvre, déménagement et nouveaux locaux dont nous n’allons par reparler d’abord parce que nous avons déjà écrit dessus dans le journal et ensuite parce que nous allons déjà avoir fort à faire avec cette vaste proposition qu’il sera impossible de parcourir pièce par pièce puisque la Collection de la Fondation Cartier est née avec la création de l'institution et rassemble aujourd'hui plus de 4 500 œuvres, 500 artistes de 60 nationalités. Exposition générale s’articule entre quatre moments, censés correspondre aux quatre lignes de forces de la collection (« Sciences », « Gestes et matériaux » ; « Écologie et mondes vivants » et « Architecture ») en s’ouvrant par un laboratoire architectural intitulé Machines d’Architecture fait de maquettes, dessins, fragments et installations, en se poursuivant par des œuvres résonnant avec des écosystèmes menacés et des limites de l’anthropocentrisme (Être Nature), puis avec une section insistant sur la porosité entre art, artisanat et design (Making Things) et enfin en donnant place à des pratiques artistiques mêlant technologie, fiction et savoirs scientifiques qui esquissent d’autres manières de lire et d’habiter le monde (Un Monde Réel). Si cette « Exposition générale » intéresse « L’esprit critique » c’est notamment parce que, comparée à la Collection Pinault ou à la Fondation LVMH, la collection regroupée par cette autre marque de luxe qu’est Cartier se distingue de plusieurs façons. Elle n’est pas fondée sur un vaste fond préexistant et des décennies d’achats comme l’ont fait François Pinault et Bernard Arnault mais se compose d'œuvres présentées dans le cadre de sa programmation et de commandes passées à des artistes depuis 40 ans. Elle a fait le parti-pris de donner une place à des créations et des productions venues de géographies souvent peu visibles dans les institutions des capitales occidentales, notamment amazoniennes. Et elle ne se limite pas aux arts visuels mais s’étend à l’architecture, aux sciences humaines et non humaines et plus particulièrement à l’écologie. Le commissariat général de cette exposition, visible jusqu’à la fin du mois d’août, est signé Béatrice Grenier et Grazia Quaroni. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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