Euthanasie : Mgr Vincent Jordy dénonce une « violence institutionnelle » et un débat démocratique « volé »
L'Invité de la Matinale

Euthanasie : Mgr Vincent Jordy dénonce une « violence institutionnelle » et un débat démocratique « volé »

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Mgr Vincent JORDY, archevêque de Tours, vice-président de la Conférence des évêques de France (CEF) Tuer ou ne pas tuer. Les députés ont rendez-vous avec la mort pour statuer sur une mesure qui, si elle est adoptée, va symboliquement résumer les dix ans de présidence d’Emmanuel Macron. Ce qui n’a pas d’importance en soi. Les hommes passent mais souvent leurs décisions restent. L’enjeu suffit à faire passer au second plan tous les autres faits d’actualité, du détroit d’Ormuz à la défaite des Bleus. Depuis des années que nous parlons de l’euthanasie, tout a été dit, redit et répété, au point qu’une certaine lassitude pourrait nous étreindre. Le « basculement anthropologique » que recèle la levée de l’interdit de tuer laisse entrevoir le visage de cette nouvelle société imaginée par les dystopies d’un George Orwell ou d’un Aldous Huxley, faite à la fois de douceur mais surtout de contrôle et de contrainte. Ces dystopies sont déjà des réalités au Canada ou en Belgique. Le narratif et l’agenda des partisans de l’euthanasie, installés au cœur du pouvoir et des media, ont couvert de leur slogan compassionnels les voix les plus raisonnables dont celle de l’Église – qui a fait ce qu’elle a pu. Emmanuel Macron, en référence à l’historien Marc Bloch, tué par les nazis, invitait à ne pas céder à « l’esprit de défaite ». Au fil du temps, les parlementaires se sont mis à prendre davantage la mesure de l’enjeu. Cela sera-t-il suffisant pour ce quatrième et ultime vote destiné à créer un « droit à l’aide active à mourir » ? Le Premier ministre Sébastien Lecornu lui-même, tenant compte des oppositions qui persistent, n’a-t-il pas annoncé hier qu'en cas d’approbation, il saisirait le Conseil constitutionnel ? Pour l’Église, il convient notamment de défendre la liberté de conscience, en particulier celle des établissements qui refuseront cette pratique au nom de la liberté de religion et d’association. Dans cet entretien, le vice-président de la CEF, Mgr Vincent Jordy, insiste sur tout le travail entrepris par l’épiscopat depuis septembre 2022. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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