đŸŽ€ Interview – Pourquoi l’industrie mise sur les humanoĂŻdes (Patrice DuboĂ©, Capgemini)
Monde Numérique - Actu Tech

đŸŽ€ Interview – Pourquoi l’industrie mise sur les humanoĂŻdes (Patrice DuboĂ©, Capgemini)

·18 min
Télécharger
Les robots humanoĂŻdes s’imposent dans l’industrie : Patrice DuboĂ© explique leurs usages, leurs limites, leur impact sur l’emploi et la souverainetĂ© technologique dans un secteur en pleine accĂ©lĂ©ration mondiale. Interview : Patrice DuboĂ©, Directeur de l’innovation pour l’Europe du Sud chez CapgeminiEn partenariat avec Capgemini En quoi consiste le robot humanoĂŻde Hoxo dĂ©veloppĂ© par Capgemini et Orano ? Le robot humanoĂŻde Hoxo, que nous dĂ©veloppons conjointement avec Orano, sera destinĂ© Ă  Ă©voluer dans des environnement dangereux pour l’homme, comme le nuclĂ©aire. Il pourra manipuler des matĂ©riaux sensibles Ă  la place d’un opĂ©rateur. Les annonces se multiplient partout dans le monde, notamment aux États-Unis et en Chine, et l’on voit clairement une accĂ©lĂ©ration autour des robots humanoĂŻdes. AprĂšs l’essor de l’intelligence artificielle, ce sont eux qui vont occuper le devant de la scĂšne. Comment « Ă©duque-t-on » un robot humanoĂŻde comme Hoxo ?Au dĂ©part, un humanoĂŻde arrive totalement nu. Il ne sait ni marcher, ni voir, ni interagir. C’est la grande diffĂ©rence avec un robot industriel classique, comme un bras robotisĂ© que l’on programme en quelques heures. Pour un humanoĂŻde, il faut construire progressivement la parole, la vision, la perception ou encore le mouvement. Nos Ă©quipes, rĂ©parties dans nos labs spĂ©cialisĂ©s, travaillent sur ces briques logicielles. On les assemble ensuite pour rendre le robot capable d’interagir avec son environnement, d’apprendre, de prendre certaines dĂ©cisions. C’est un processus qui s’étale sur plusieurs mois. Comment garantir la souverainetĂ© d’un robot fabriquĂ© en Chine ?En Europe, nous n’avons pas d’alternatives locales pour le matĂ©riel. Hoxo est bĂąti sur la base d’un robot G1 du fabriquant chinois Unitree mais toute l’intelligence embarquĂ©e, l’IA gĂ©nĂ©rative, l’intĂ©gration et les algorithmes sont dĂ©veloppĂ©s chez nous, dans des environnements fermĂ©s et souverains. Il n’y a pas de connexion Ă  des clouds publics donc la maĂźtrise des donnĂ©es reste totale. L’enjeu est crucial : rester compĂ©titif technologiquement, Ă©conomiquement et Ă©nergĂ©tiquement. Est-ce Ă©galement une maniĂšre de prĂ©parer l’arrivĂ©e des robots dans la sociĂ©tĂ© ?Absolument. Jusqu’ici, robots et humains Ă©voluaient dans des zones sĂ©parĂ©es, comme dans les entrepĂŽts inspirĂ©s du modĂšle Amazon Robotics. Mais aux États-Unis, des taxis autonomes circulent dĂ©jĂ  parmi les voitures traditionnelles, preuve que la cohabitation est possible. En Europe, les contraintes sont plus fortes, ce qui peut ralentir l’innovation. Comme pour chaque rĂ©volution technologique, la crainte du remplacement revient, mais nous parlons d’augmentation de l’humain, et cela gĂ©nĂšre de nouveaux mĂ©tiers, dans la programmation, l’intĂ©gration, la maintenance, etc. L’humain reste maĂźtre du jeu; il supervise, pilote et se concentre sur les tĂąches Ă  plus forte valeur. HĂ©bergĂ© par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

© 2026 FrancoPod

Language
Site